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Moins de deux semaines après leur dernier affrontement en Ligue 1, Brest et le Paris Saint-Germain se retrouvent pour un troisième affrontement cette saison, mais cette fois en Ligue des champions. Le barrage aller de la Ligue des champions entre les deux équipes se joue à Brest ce mardi (18h45), la deuxième manche étant programmée au Parc (le 19 février).
Le coach Breton Eric Roy s’est présenté en conférence de presse ce lundi soulignant notamment la bonne Formation transmise aux Titis du PSG.
Eric Roy sur l’écart de niveau avec le PSG et la « Mission impossible »
« Si nous on est une équipe difficile à jouer…je ne sais que dire du PSG. L’écart ? Il suffit de regarder les budgets, on n’est pas dans le même monde que le PSG mais il est évident que face à eux, même si on a envie d’exister…Je l’ai dit après Nantes, on a lancé notre mission impossible. Et j’ai vu que Tom Cruise, Ethan Hunt était à Paris. On a essayé de le joindre mais il n’était pas disponible. C’est un match très compliqué pour nous et sur une double confrontation c’est encore plus compliqué que sur un match. Mais on aura l’ambition d’être acteur du match même si on a vu que l’écart était important. »
Eric Roy sur les forces du PSG
« Leurs fulgurances offensives et la capacité à gérer le ballon. Quand tu as Barcola, Dembélé, Doué, Kvara et Kang-In Lee, ce sont des joueurs de très haut niveau. C’est difficile à lire parce que Luis aime changer les joueurs de position, il essaye de rendre son équipe illisible à lire donc on essaye de se concentrer sur nous tout en essayant de gérer ces fulgurances et cette capacité à te faire courir pour te faire craquer. »
Eric Roy sur le mode Ligue des champions
« Déjà de venir à Guingamp c’est différent car il y a un déplacement et une rupture dans la routine. On a appris à switcher rapidement d’une compétition à l’autre. On est encore en lice dans trois compétitions et je dis souvent aux joueurs d’oublier ce qu’on a fait de bien pour se projeter sur le match suivant. On essaye de gagner tous les matchs pour essayer de les gagner. J’ai déjà connu le fait de jouer un match franco-franco français comme joueur avec l’OM avant d’aller en finale, il n’y a pas la même saveur. (…) Mais ça reste un match de Ligue des champions et on essaiera de faire honneur à l’indice UEFA. »
Eric Roy sur l’infirmerie
« Peut-être que des joueurs seront revenus de l’infirmerie. On a toujours des choses à faire valoir, on apprend des matchs précédents et notamment quand on perd. Même si le score de ce match parait important, on a eu des périodes où on les a fait souffrir et mis en difficulté. Il faut capitaliser là-dessus même si on sait qu’on va souffrir aussi. »
Eric Roy sur Petit Poucet de la C1
« Je ne dirais pas que c’est un avantage mais on n’a rien à perdre. Il faut que les joueurs profitent de ce moment pour faire le match parfait. Il faudra qu’ils soient en manque de réussite, il faudra beaucoup de circonstances pour qu’on soit amenés à rivaliser. Tout est possible dans le football et on se raccroche à ça et à l’envie d’exister dans les matchs. Est-ce qu’on sera capable de le faire ? On verra mardi. »
Eric Roy sur la série sans victoire de Brest face au PSG (il y a 40 ans)
« Il y a 40 ans… ah oui effectivement. C’est un formidable challenge à relever. C’est une équipe qui, depuis maintenant deux ans, accumule les records. Les joueurs se prennent aussi au jeu par rapport à ça. C’est pas dans les objectifs et parfois ils parlent de battre un record. Si on bat une fois le PSG, on essaiera de le faire, ce serait un bel exploit. Mais je ne suis pas trop attaché à ce qui est historique. Ce n’est pas parce qu’il y a des statistiques négatives que le résultat est prévu d’avance ou inversement. Je ne savais même pas pour cette stat’ des 40 ans, je m’en servirais peut-être. »
Eric Roy sur le fait de changer la manière de jouer contre le PSG
« Quand je dis qu’on a envie d’exister, c’est comme en Ligue 1 même si on a perdu largement. On ne peut pas dire qu’on est arrivé en victime expiatoire, en faisant allégeance au PSG qui est une grande équipe. Non on a la volonté malgré tout avec nos moyens et nos qualités de pouvoir bousculer cette équipe. Mais comme je le dis, il y a la volonté mais… Parfois tu as la volonté de presser haut mais si tu n’attrapes jamais le ballon, ça ne sert pas à grand-chose. C’est toujours pareil. Je demande souvent aux joueurs de lire le match et d’être capable de sentir les moments faibles et les moments forts pour faire le dos rond ou appuyer. Le match ne se déroule pas toujours comme prévu, j’essaye d’avoir toujours plusieurs scénarios et les transmettre aux joueurs. Mais le scénario qu’on n’a pas prévu, c’est toujours celui qui se passe, une blessure, une expulsion… Il y a tellement de choses qui peuvent se passer dans un match et le faire basculer dans une autre dimension. On aura la volonté d’être acteur, c’est sûr. Dire ce qu’on va mettre en place, on va essayer de le faire découvrir aux Parisiens pendant le match. »
Eric Roy sur les matchs spectaculaires face au PSG
« Pourquoi ? Parce qu’on essaye de jouer. C’est vrai qu’on pourrait décider de rester les onze derrière le ballon à 20m ou 25m de notre but. Des équipes font ça et parviennent à obtenir des résultats en le faisant. Mais ce n’est pas ma vision du foot. Même si ça peut arriver, si le PSG te prive de ballons et que tu n’arrives pas à ressortir ou que tu es étouffé par le contre-pressing tu peux te retrouver dans cette situation. Mais ce n’est pas la volonté première. Malgré tout, on est arrivé et notamment la saison dernière quand on perd 3-2 à domicile à la dernière seconde, on avait proposé des choses. Au match retour on était mené 2-0 et on a égalisé à 2-2. Il y avait la Coupe de France où c’était serré. On sait qu’on est capable de rivaliser sur des périodes mais un match c’est long et contre le PSG c’est encore plus long et tu cours plus après le ballon que contre d’autres équipes. Il y aura la volonté de jouer mais l’histoire c’est demain que ça va se jouer. »
Eric Roy sur la formation au PSG et ce que représente Paris
« Il y a de très bons formateurs là-bas, il y a un grand centre qui a sorti beaucoup de jeunes même s’ils n’ont pas tous joué à Paris. Je peux confirmer que Soumaila (Coulibaly) a une bonne base de formation. Moi, je n’ai pas joué à Paris même si ça a failli se faire quand Charles Biétry a pris la présidence du club. Il m’avait appelé mais j’étais un joueur de l’OM à cette époque-là et j’avais finalement prolongé à Marseille. Paris reste Paris, c’est la capitale et c’est le match que les joueurs cochent en début de championnat. Ce que Paris représente, la capitale, la ville Lumière, c’est une équipe très très forte. Je l’avais dit après notre match aller et on ne m’a pas trop cru, quand j’ai dit que ce n’était plus la même chose que l’année dernière et que tout le monde travaillait à la perte du ballon et que c’était une équipe aboutie. Effectivement, on le voit à la perte du ballon, ils sont tous concernés dans la récupération active. Ils ont une dimension supplémentaire collectivement et ils ont des joueurs capables de jouer à des postes différents. C’est une équipe très performante et très très forte. C’est un challenge de pouvoir les jouer et les défier. Après, malheureusement c’est souvent des mauvais sentiments à la fin du match car c’est rarement des résultats positifs. »
Eric Roy sur sur Del Castillo incertain et les indics des journalistes…
« Un point sur son genou, non. Mais on va dire qu’il est incertain. Il n’était pas là ce matin (répétant les mots d’un journaliste). Vous étiez là vous? Non? Alors vous avez de bons indics (sourire). Vous avez beaucoup d’indics dans la région. Faudrait qu’on en parle une fois. Qui sont tous ces indics que vous avez, qui vous donnent des renseignements même quand vous n’êtes pas là… »
Eric Roy sur le fait de se renier dans le jeu pour éliminer le PSG
« Je n’ai pas dit qu’on n’allait pas aborder le match de la même manière. J’ai dit qu’il y aurait peut-être des joueurs différents amenés à démarrer le match. Mais non, se renier non. Je ne pense pas que l’on ait la volonté de se renier. On n’a pas en plus, je pense, une équipe qui aime beaucoup calculer. Donc il faut aussi jouer avec la qualité de son effectif et de ses joueurs. Et l’état d’esprit qu’on essaye de mettre. On est passé en quelques mois d’une équipe se battant pour le maintien à une équipe qui joue un seizième (sic) de finale de Ligue des champions. Donc ce n’est pas avec un état d’esprit négatif ou à contre-emploi de nos joueurs que l’on continuera de progresser. Je ne pense pas que mardi on essaiera de se renier mais peut-être que le PSG nous obligera à nous renier un peu. Mais en tout cas, il y aura la volonté de produire des choses et d’essayer de mettre en difficulté cette équipe. Ce qui sera très difficile maison a aura cette volonté. Après, y arriver ou pas…c’est toujours pareil. »
Eric Roy : "On aura l'ambition d'être acteurs de ce match."
— Stade Brestois 29 (@SB29) February 10, 2025
Soumaïly Coulibaly : "On est tous prêts pour essayer de relever ce challenge"
La conférence de presse d'avant-match face à Paris est à découvrir ici 👇
"Si on fait toujours la même chose, c'est plus facile pour l'adversaire" 🗣️
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) February 10, 2025
Eric Roy donne ses secrets tactiques avant d'affronter le PSG en Ligue des champions, disponible en intégralité et gratuitement 🔴⚪️#UCL pic.twitter.com/fHnGELTQm6