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Surpris et frustré après la défaite du Paris Saint-Germain à Stade Rennais (3-1), ce vendredi en Ligue 1, Luis Enrique n’a pas caché son incompréhension au moment d’analyser la rencontre. Le technicien espagnol a pointé un cruel manque d’efficacité malgré une production offensive conséquente.
« C’est incroyable parce qu’on a créé beaucoup de choses, on a presque 4 xG et on n’a marqué qu’un seul but. C’était pareil contre Marseille. Il faut marquer et on a manqué d’efficacité, a soufflé le manager parisien devant la presse. Au contraire, Rennes, ils ont joué un très bon match. Ils ont eu de l’intensité et ils ont fait l’inverse: ils se sont créés beaucoup moins que nous, mais ils ont marqué trois buts. Ils méritent de gagner. Il y a beaucoup d’émotions après un match. Je ne veux pas parler de cas individuels. C’est normal d’être frustré. Quand tu rates autant d’occasions et que tu perds comme ça, les adversaires pensent qu’ils peuvent gagner. On ira à Monaco en espérant montrer autre chose en termes d’efficacité. »
Luis Enrique a été relancé sur la prise de parole d’Ousmane Dembélé (28 ans, 22 matchs et 11 buts toutes compétitions cette saison). L’entraîneur du Paris Saint-Germain a répondu avec un ton ferme et sans détour.
« Je ne joue pas à ce jeu-là. Quand un match se termine, les joueurs parlent du résultat en étant encore pleins d’émotions. Je ne permets à aucun joueur de mettre sa situation personnelle au-dessus du club. Et je peux le garantir. On suit un chemin. C’est normal d’être énervé après le match. Je m’occupe de gérer le fait que l’équipe soit toujours au-dessus des individualités, et là-dessus il n’y a aucun doute. À partir du moment où ça change, c’est fini », a soufflé le manager espagnol pour Ligue 1+.
« Je n’accorde aucune valeur aux propos que tiennent les joueurs à la fin d’un match. Je ne vais pas répondre à la réponse d’un joueur, a embrayé Luis Enrique en conférence de presse. Je ne permettrai jamais à un joueur d’être au-dessus du club. Là-dessus c’est clair. Le responsable de l’équipe, c’est moi. Et je ne permettrai jamais à un joueur de penser qu’il est plus important que le club. Ni moi, ni le directeur sportif, ni le président. Ces déclarations ne valent rien. Elles viennent de la frustration vis-à-vis du match qui vient de se terminer. »