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Avec une équipe remaniée, le PSG n’a pas réussi à battre Lorient en Ligue 1, samedi (2-2). Son entraîneur Luis Enrique peut se projeter sur la demi-finale retour de Ligue des champions, mercredi sur le terrain du Bayern Munich.
Vendredi, à Poissy, Luis Enrique avait fait remarquer qu’il n’avait pas eu une seule question sur le match contre Lorient. Ce n’était pas tout à fait le cas, en cette fin d’après-midi de samedi, après le nul concédé par le PSG face aux Bretons (2-2).
Pas de blessés, du repos pour des titulaires, c’était l’essentiel ?
« En premier lieu, je voudrais souligner la performance de Lorient, la manière dont cette équipe a joué. J’aime ça. Cela été difficile de les presser et c’est toujours positif pour moi, comme entraîneur, de voir des équipes courageuses qui cherchent à jouer à l’extérieur. Sinon, je suis content de la performance de tous mes joueurs. Bien sûr, j’attends beaucoup plus, mais en termes d’efforts, on a fait le boulot. On a mérité de gagner le match, on a frappé trois fois les montants… On avait besoin des trois points, mais il faut accepter d’avoir un petit peu ouvert le Championnat (le PSG avait 7 points d’avance sur Lens, qui a finalement fait match nul 1-1 à Nice). »
Vous avez surtout cherché à préparer la demi-finale retour de Ligue des champions, mercredi à Munich, face au Bayern ?
« Il y avait seulement deux titulaires de mercredi au départ (5-4 lors du match aller), et à la fin, seulement trois ou quatre. On a cherché à contrôler ça de la meilleure manière. »
Après un mardi pareil, aussi rempli d’émotions, est-ce compliqué de tout gérer, le samedi ?
« C’est très difficile, en termes de motivation, parce que tu passes d’une demi-finale de Ligue des champions à un match de Championnat, mais comme le Bayern, aussi, comme Arsenal, et on est habitués. Mais ce que je peux dire, c’est que je cherche à demander à mes joueurs beaucoup plus, à chaque moment, parce qu’on ne peut pas oublier l’ambiance incroyable qu’il y a dans ce stade, un samedi à 17 heures. Je l’ai dit aux joueurs, c’est incroyable d’avoir ça, il faut profiter. Mais c’est dommage le résultat, je me répète, on avait besoin des trois points. »
Marin et Mouguengue ont débuté au Parc, ce samedi après-midi…
« Ce n’est pas facile, la première fois au Parc. C’est une ambiance très positive mais pas facile à gérer. Sur Renato (Marin), je vous dis tous le temps qu’on a trois gardiens de très haut niveau, il est prêt, il a été bien. Pour Pierre (Mounguenge), on a pensé à donner du temps de repos à Désiré Doué et à lui donner cette opportunité, et il a été comme le reste de l’équipe, bien. »
Est-ce que vous l’avez rassuré, après le match, après son erreur sur le deuxième but lorientais ?
« Je ne parle jamais après un match aux joueurs. Un entraîneur, dans ce moment, est toujours conditionné par le résultat et l’émotion, alors il ne faut rien dire. J’ai peut-être parlé une fois ou deux en quinze ans, pour souligner un point positif, mais ce n’est jamais le moment. Quand le match est fini, on ne peut rien résoudre. J’ai appris il y a très longtemps qu’il ne faut rien dire après un match, tout le monde est fatigué, et je cherche à contrôler mes émotions… »
Mikel Arteta (manager d’Arsenal) a dit que le PSG et le Bayern étaient favorisés par un Championnat moins intense…
« Tout le monde a des opinions en fonction de son expérience. Ce qui est vrai, c’est que le PSG et le Bayern ont un Championnat avec moins d’équipes (18), ce qui est très positif pour le haut niveau, alors que d’autres pays veulent plus de matches pour le business. Mais encore une fois, chacun a son opinion… »