Publié le
L’entraîneur du PFC Antoine Kombouaré a savouré le succès de son équipe face au PSG dimanche (2-1), en clôture de la saison de Ligue 1, et est resté encore très discret sur son avenir.
Qu’avez- vous avez ressenti dimanche soir sur le deuxième but d’Alimami Gory, scellant la victoire du Paris FC dans le derby contre le PSG dimanche (2-1) ?
« Sur le banc, on sentait qu’on n’était pas loin de la victoire, alors il y a eu une grosse explosion de joie et forcément beaucoup de fierté. C’est incroyable ce qu’on est en train de vivre. Je mesure la chance que j’ai d’entraîner cette équipe. De voir des garçons ne pas lâcher, même sur un dernier match. »
Avec les entrées de Gory et Luca Koleosho, votre coaching aura été payant…
« C’est arrivé plusieurs fois. J’avais dit aux garçons de rentrer avec beaucoup de conviction. Mais surtout, si on arrivait à égaliser, il y avait de quoi faire pour gagner ce match-là. En face, je pense qu’ils pensaient un peu à la finale (de Ligue des champions, contre Arsenal le 30 mai à Budapest). Et nous, on a appuyé là où ça fait mal. Bravo au groupe. Parce que c’est ça, c’est une victoire du groupe. »
Avec vos résultats, votre discours sur le plaisir d’être là, on a du mal à croire que vous n’allez pas rester…
« Je l’ai déjà dit, je ne sais pas. J’attends demain (lundi). On va avoir des discussions. Et la semaine pour réfléchir. Mais aujourd’hui, on a envie de savourer ce moment, de profiter. Il y a plein de choses à mettre sur la table. Aujourd’hui, on est tellement heureux de ce qu’on est en train de faire. Il y a des départs de joueurs qui me touchent beaucoup aussi. »
Y a-t-il chez vous une forme de fierté ?
« J’espérais qu’on fasse du bon travail pour acquérir le maintien facilement. Mais c’est vrai que c’est au-delà de mes espérances. Je reconnais que la mayonnaise a vite pris. Le fait que ce premier match contre Nice se soit bien passé, avec cette victoire 1-0, dans la difficulté (le 1er mars). J’ai vu alors le caractère de cette équipe. »
Est-ce que cette deuxième victoire en trois matches cette saison marque le début d’une espèce de rivalité sportive entre les deux clubs ?
« Arrêtez avec ça. Il ne faut pas rêver, les mecs. Non, mais très honnêtement, pour moi, nous, on est des nains à côté du PSG. Je le dis avec mes mots à moi, mais c’est ça. Alors bien sûr qu’on est capables de gagner. Mais en face, ils vont être doubles champions d’Europe. Vous savez ce que c’est, ça ? C’est un truc incroyable. Là, je pense que la difficulté pour eux de se motiver pour ce match-là, c’est qu’ils ont tous la tête déjà à la finale. Il faut avoir été joueur professionnel pour le comprendre. Mais nous, il fallait qu’on mette le curseur très haut. »