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Malgré un palmarès exceptionnel, Lionel Messi (38 ans) a confié un regret personnel. Invité dans une émission en Argentine, l’attaquant de l’Inter Miami a évoqué un manque qui le poursuit encore aujourd’hui, loin des trophées et des distinctions individuelles.
« Je regrette tellement d’autres choses. Et je dis toujours à mes enfants d’étudier et de se préparer. Enfant, j’avais le temps d’apprendre l’anglais et je ne l’ai pas fait, a expliqué La Pulga. Ensuite, je me suis retrouvé dans des situations avec des personnes extraordinaires sans pouvoir parler correctement avec elles… et tu te sens ignorant, tu te dis : comment ai-je pu perdre ce temps ? Mais oui, le football est aussi une école de la vie, il t’enseigne énormément de choses : il t’inculque des valeurs fortes, crée des liens qui durent toute une vie, et te permet de découvrir beaucoup d’endroits et d’expériences. C’est aussi une forme d’« éducation », selon le lieu et les circonstances. »
Le milieu de terrain a également confié qu’il aurait pu jouer pour l’Espagne.
« A un moment donné, l’équipe nationale espagnole m’a approché. Ils ont essayé de me convaincre. Je suis argentin, mais je suis arrivé à Barcelone quand j’étais très jeune. Il y avait une possibilité que je puisse jouer pour l’Espagne, mais mon désir a toujours été de jouer pour l’Argentine. »
Il a également fait part du regard de ses enfants envers sa carrière de footballeur professionel.
« Je parle parfois à mes enfants de ce qui s’est passé dans ma carrière. Et pour eux, ce que j’ai gagné dans ma carrière n’a pas beaucoup d’importance. Ils se fichent de tout ce que j’ai vécu par le passé. »
« J’ai toujours essayé d’être très respectueux sur le terrain. Je me souviens que Guardiola nous disait toujours : la meilleure façon de respecter ton adversaire, c’est de jouer de la même manière à chaque match, d’être sérieux, de continuer à marquer, de continuer à bien jouer. C’est ce que nous avons essayé de faire à l’époque, et c’est ce que j’ai toujours essayé de faire : être respectueux, être sérieux et jouer mon jeu. Évidemment, je ne suis pas un saint. Dans un match, tu t’échauffes, tu réagis comme tu peux, il y a un million de situations. Mais pour moi, tout ce qui se passe sur le terrain reste sur le terrain. Il m’est peut-être arrivé de dépasser les limites, comme on dit, et de dire quelque chose sous le coup de l’émotion. Quand tu veux tellement gagner, tu t’emportes. Mais… comme on dit : ce qui se passe sur le terrain reste sur le terrain. J’ai grandi avec cette idée, tu vois ? Que tout reste sur la pelouse, et que tout ce qui se passe dans un vestiaire reste dans le vestiaire. Aujourd’hui, ça me paraît étrange de voir une autre génération aller parler publiquement de ce qui s’est passé pendant un match ou dans un vestiaire. J’ai grandi avec un autre état d’esprit. Mais je comprends aussi que les temps changent. La génération actuelle consomme beaucoup plus les réseaux sociaux, et à cause de ça, toutes ces choses finissent par être exposées. Mais pour moi, tout ça reste là-bas. »