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Nous sommes le 17 novembre 2013 et les Bleus, battus 2-0 au match aller, avaient pourtant une pression immense sur les épaules. « Vous pouvez demander aux joueurs, dans le vestiaire le lendemain j’ai dit: ‘Je vais aller au Brésil, on va aller au Brésil. Peu importe la manière, on va y aller' », raconte dans Rothen s’enflamme l’ancien Titi Mamadou Sakho qui vient d’annoncer sa fin de carrière à 35 ans. Et il poursuit : « Ce n’est pas possible de laisser l’équipe ukrainienne y aller et que nous, on soit en vacances. On avait une détermination sans faille. »
L’ancien défenseur du PSG n’a pas oublié l’état d’esprit qui l’animait avant de défier l’Ukraine: « Ce jour-là, j’avais un regard dur, déterminé, un regard de guerrier. En fait, j’étais sûr de moi, de nous et du public. C’était à la maison. On ne pouvait pas nous retirer cette Coupe du monde, ce n’était pas possible. »
Alors avant de devenir le héros de ce barrage totalement fou (victoire 3-0, 3e but de Benzema), « Mamad » a montré l’exemple, quitte à provoquer quelques étincelles avec certains de ses coéquipiers : « C’est là qu’on a vu les joueurs qui en avaient… les joueurs de caractère. Ça a commencé deux jours avant à l’entraînement. Dans les phases de conservation, j’ai commencé à mettre pas mal de tacles. Certains joueurs m’ont dit « doucement. » Je me suis retourné en disant: « Comment ça doucement? Ceux qui ne sont pas prêts pour mardi (jour du barrage), ils le disent tout de suite les gars. »
A la Coupe du monde 2014 au Brésil, l’équipe de France a atteint les quarts de finale (défaite 1-0 face à l’Allemagne).
🗣️ Mamadou Sakho, jeune retraité, nous raconte ce fameux barrage au Mondial 2014 face à l'Ukraine : "Après la défaite du match aller, j'ai dit à tout le monde qu'on irait au Brésil, peu importe la manière." #RMCLive pic.twitter.com/2DB2HTlua2
— Rothen s'enflamme (@Rothensenflamme) January 15, 2026