Publié le
Matvey Safonov a expliqué en détail pour Le Parisien, la préparation psychologique qui se cache derrière sa réputation de spécialiste des penalties, notamment comment il étudie les habitudes des joueurs adverses avant de les affronter depuis les 11 mètres.
Le gardien du Paris Saint-Germain affirme que la technologie moderne a rendu l’analyse détaillée indispensable, la vidéo permettant aussi bien aux gardiens qu’aux tireurs de penalty d’étudier leurs adversaires.
Safonov consacre beaucoup de temps à analyser les tendances des attaquants adverses et note ses observations sur la fameuse serviette qu’il garde avec lui pendant les matchs.
« C’est avant tout un duel psychologique. Aujourd’hui, avec la vidéo, tout le monde s’analyse. Je passe beaucoup de temps à décortiquer les habitudes des attaquants », a-t-il expliqué.
Safonov a reconnu que la visibilité de ses méthodes a créé un nouveau problème, car les adversaires sont désormais conscients de sa préparation.
Il a cité la rencontre entre le PSG et Flamengo comme exemple de la réussite parfaite de sa méthode.
« Contre Flamengo, notre plan a fonctionné à la perfection : tous les tireurs ont envoyé le ballon exactement là où nous l’avions prévu », a-t-il déclaré.
Cependant, il a révélé qu’Arsenal était préparé à son analyse lors de la finale de la Ligue des champions.
Le club londonien a délibérément modifié ses habitudes après avoir anticipé que Safonov connaîtrait leurs angles de tir préférés.
Safonov a également évoqué le penalty d’Eberechi Eze en finale de Ligue des champions et a admis avoir joué un rôle dans le fait que l’attaquant ait manqué sa cible.
« Pour Eberechi Eze, je pense avoir une part de responsabilité », a déclaré Safonov.
Selon le gardien, Eze a attendu qu’il fasse le premier mouvement avant de tirer son penalty. Safonov a délibérément refusé de réagir.
« Il a fixé ma position en attendant que je déclenche mon mouvement. Je suis resté parfaitement immobile. »
Safonov estime que cette décision a empêché Eze de choisir son option préférée.
« Si j’avais fait un pas à gauche, il aurait tranquillement ouvert son pied de l’autre côté, car c’est sa spécialité. En restant immobile, je lui ai fermé cette option confortable. »
Safonov affirme qu’il prend réellement plaisir à ce duel mental lors des penalties et ne considère pas l’exercice comme une corvée.
En Russie, il lui arrivait parfois de demander aux attaquants après les matchs où ils avaient prévu de tirer leur penalty, utilisant ces conversations pour vérifier si sa lecture de la situation était correcte.
Malgré l’aspect psychologique, Safonov préfère ne pas provoquer délibérément les tireurs de penalty par un contact visuel ou d’autres gestes.
« Personnellement, je préfère ne pas interférer. Je sais déjà ce qu’il va faire, donc je n’essaie pas de le perturber. C’est beaucoup plus simple pour moi s’il ne change rien ! »