🎙️[News-Pros] Luis Campos : « J’aime beaucoup le football français, mais je me vois comme un homme du monde » (TF1Info)

Publié le

Le PSG est la troisième expérience de Luis Campos dans le championnat de Ligue 1, après ses passages à Monaco et Lille. Au point de considérer la France comme sa deuxième maison ? Réponse auprès de TF1Info.

« J’aime beaucoup le football français, mais je me vois comme un homme du monde. J’ai d’ailleurs quelque chose à vous montrer, cela va vous faire comprendre beaucoup de choses sur ce qu’est mon travail. (Il sort son téléphone portable) Il y a quelques années, quand j’étais entre le Real Madrid et Monaco et que je cherchais des joueurs, j’ai remporté le prix de la personne qui a le plus voyagé dans le monde. (Il lit) « Félicitations, vous avez volé 390.400 kilomètres cette année, soit l’équivalent de 22 jours passés dans les airs, de 10 tours du monde ou d’un aller simple vers la Lune. » 

« Je reviens toujours. (Il rigole) Vous savez, ma vie n’est pas faite que de succès. J’ai eu mes échecs aussi. Quand je réussis, je garde les pieds sur terre. Mais chaque fois que je perds, je deviens plus fort parce que je suis résilient. J’aimerais que les personnes qui ne me connaissent pas comprennent que je suis un homme du travail. Je travaille tous les jours pour devenir meilleur. Meilleur comme homme, meilleur comme professionnel. Ma vie, ce n’est pas de la chance, c’est du travail. Parfois, j’ai seulement un jour pour aller voir mes filles et ma femme. Je suis fatigué rien qu’à l’idée de passer treize heures dans un avion pour y aller, et autant pour revenir, des fois dans la même journée. Mais je le fais par amour, par amour des miens et du football. »

« Le football est une passion qui me donne beaucoup d’énergie et à laquelle j’en laisse tout autant. Quand je vous dis que je suis un homme du monde, c’est parce que je ne sais jamais où je vais être le lendemain, ni parfois le jour même. J’ai de la chance d’avoir une famille qui comprend cette passion. Ma femme l’a compris quand j’ai écourté notre lune de miel trois jours après notre mariage. Mes filles savent aussi que lorsque je pars, c’est pour assouvir ma passion. J’en ai besoin pour être en équilibre avec moi-même. À 61 ans, mon ego ne se remplit pas de mes victoires. Mais de tout le plaisir que j’ai pu ressentir ces 42 dernières années grâce au football et de la magnifique famille que j’ai fondée avec ma femme. »

« Vous savez, je suis une personne qui ne regarde pas le passé. Un jour, j’ai lu un livre O Poder do Agora (Le Pouvoir du moment présent, en français). Son auteur expliquait très bien que le passé, c’est le passé, on ne peut pas le retoucher. Ça ne sert à rien de ressasser. Au contraire, il faut profiter du présent pour continuer à bâtir l’avenir. C’est pour cela que j’oublie beaucoup de choses du passé qui n’étaient pas importantes pour moi. Mais je sais qu’elles sont la base de ce que je suis aujourd’hui et de ce que sera mon futur. »

Powered by Live Score & Live Score App