Publié le
Bradley Barcola a évité la semaine noire. Trois jours après son revers à Lisbonne contre le Sporting CP (2-1), le Paris Saint-Germain a obtenu un court succès à Auxerre (0-1). Une victoire poussive qui permet provisoirement au club de la capitale de prendre la tête du championnat de France en attendant le résultat de Lens à Marseille. LTDPSG vous propose les notes et appréciations pour chacun des joueurs Parisiens.
Lucas Chevalier (6) : le gardien français a vécu une rencontre globalement tranquille, mais a su rester vigilant lorsque Auxerre a tenté d’exister par séquences en seconde période. Propre dans ses sorties aériennes et attentif sur les centres, l’ancien Lillois a sécurisé sa surface sans prise de risque inutile. Un match sérieux, sans arrêt décisif mais sans la moindre approximation.
Warren Zaïre-Emery (6) : souvent sollicité dans la circulation basse, le milieu polyvalent a assuré la continuité du jeu parisien avec calme et discipline. Juste techniquement et solide dans les duels, le Bleu a parfois manqué de projection pour créer un réel surnombre offensif. Une prestation appliquée, au service de l’équilibre collectif.
Illia Zabarnyi (6,5) : le défenseur central ukrainien a livré une prestation solide dans l’anticipation et le duel, notamment face aux tentatives de projection de Sinayoko et Namaso. Autoritaire dans les duels au sol et propre dans ses interventions, le joueur recruté à Bournemouth a parfois manqué de précision dans ses relances sous pression. Une copie globalement rassurante.

Beraldo (6) : précieux dans la couverture et la lecture des trajectoires, le défenseur central brésilien a souvent coupé les centres et repoussé le danger avec sang-froid. Moins à l’aise balle au pied lorsque le pressing s’intensifiait, l’Auriverde a néanmoins tenu son rôle défensif jusqu’au bout, malgré un avertissement logique pour une faute d’antijeu.
Lucas Hernández (6,5) : dans un contexte personnel loin d’être évident, le défenseur polyvalent français a imposé son impact physique et son agressivité dans les duels, n’hésitant pas à sortir haut pour étouffer les transitions adverses. Très présent à l’épaule et déterminé dans l’engagement, le champion du monde 2018 a parfois manqué de précision dans ses transmissions. Une prestation intense, fidèle à son registre.
Senny Mayulu (5,5) : très mobile entre les lignes, le jeune milieu a proposé de nombreuses solutions à la relance et participé activement au pressing parisien. Intéressant dans les déplacements et l’intention, le Parisien a toutefois manqué de tranchant dans les trente derniers mètres, avec des frappes trop écrasées pour inquiéter Léon. Un match encourageant, encore perfectible.
Vitinha (6,5) : le milieu portugais a été le véritable chef d’orchestre parisien, dictant le tempo et orientant le jeu avec autorité. Très haut placé, le Lusitanien a multiplié les passes cassant les lignes et assuré la continuité de la domination parisienne. Malgré quelques gestes forcés dans les zones denses, son influence a été constante.
Ibrahim Mbaye (5) : généreux dans les efforts et actif sur son côté, le néo-champion d’Afrique a proposé de la profondeur et participé au pressing. En revanche, son manque de justesse technique et de lucidité dans les choix offensifs l’a empêché de réellement peser dans les zones décisives. Une prestation volontaire mais trop inaboutie. Remplacé à la 61e minute par Désiré Doué (non noté), entré pour dynamiser l’animation offensive, le meneur de jeu a apporté de la mobilité mais a manqué un ballon décisif face au but vide, symbole du manque de réalisme parisien.

Bradley Barcola (7) : L’ailier français a longtemps symbolisé les difficultés parisiennes par son manque de réalisme, multipliant les appels, les différences et les occasions manquées. Persistant et constamment dangereux dans la profondeur, l’ancien Lyonnais a finalement fait basculer la rencontre sur un contre décisif, au terme d’un match plein dans l’intention et enfin récompensé par un but libérateur.
Gonçalo Ramos (4) : peu trouvé dans la surface et souvent isolé, le buteur portugais a peiné à peser sur la défense auxerroise. En manque de solutions et de connexions, l’avant-centre parisien n’a jamais réellement existé dans le jeu et a montré sa frustration avant sa sortie. Une prestation décevante. Remplacé à la 62e minute par Ousmane Dembélé (non noté), son entrée a immédiatement changé le rythme, par sa mobilité, sa qualité de passe et sa lucidité dans les transitions. Le Ballon d’Or offre le but à Barcola sur une attaque rapide.
Khvicha Kvaratskhelia (5,5) : l’ailier géorgien a été une source constante de déséquilibre par ses prises de balle et ses dribbles courts. Très actif et souvent juste dans les intentions, l’ancien Napolitain a toutefois manqué d’efficacité dans le dernier geste. Son dégagement précis à l’origine du but parisien souligne malgré tout son influence.
