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Le Paris Saint-Germain a bouclé samedi dernier sa saison 2025/26 avec une deuxième Ligue des Champions consécutive. Mais au départ de cet exercice, rien ne prédisait un tel succès au club de la capitale qui aura rencontré tous les obstacles possibles sur son chemin.
Un coach charismatique
C’est le pilier central du projet parisien depuis 2023. Dès son arrivée, Luis Enrique a reçu les clés du Paris Saint-Germain et sa victoire européenne en 2025 a renforcé sa légitimité.
Au début de cette saison, l’Espagnol a pris davantage de place au sein du club parisien où ses choix ont été payants et font l’unanimité auprès des supporters. A la fois rigoureux et à l’écoute de son groupe, Luis Enrique a incarné tout au long de la saison le visage d’une équipe pleine de confiance qui n’a jamais douté de sa capacité à répondre présent dans la deuxième partie de saison.

Les individualités
Avec Luis Enrique, le collectif prime toujours sur les individualités. Mais cette approche solidaire et idéologique de l’entraîneur espagnol n’a jamais empêché les solistes comme Désiré Doué, Khvicha Kvaratskhelia ou encore Ousmane Dembélé de briller.
Ces derniers ont à tour de rôle fait parler leur talent à chaque étape du parcours pour aider le club à réaliser le doublé. Le tout, sans tomber dans l’excès et l’égoïsme de ceux qui se battent pour des quêtes secondaires comme les trophées individuels, maintenant ainsi un équilibre collectif inspirant et indispensable.

Les blessures
Après la saison 2024/25 à rallonge, il était évident que le PSG allait souffrir cette saison, ces joueurs n’ayant pas eu de vacances proprement pour se reposer et recharger les batteries.
Ainsi, tous les cadres ayant participé à la conquête de la première étoile sont tous passés au moins une fois à l’infirmerie. Mais jamais le collectif de Luis Enrique n’a semblé fragile, encore moins fébrile.
C’est avec ses jeunes que le PSG est parti battre le FC Barcelone (2-1) en phase régulière de la Ligue des Champions. Luis Enrique et son staff ont parfaitement géré cette situation pour rester compétitif, quitte à perdre la position de leader quelques semaines en Ligue 1 au profit de Lens, mais sans jamais abandonner l’objectif du titre.

Le conflit russo-ukrainien
En dehors de ses contraintes sportives auxquelles Paris a dû faire face, et avec brio d’ailleurs, le club de la capitale a dû également faire preuve de diplomatie dans la gestion de Matvey Safonov et d’Ilia Zabarnyi.
Dans d’autres clubs, il serait impossible de voir un Russe et un Ukrainien dans la même équipe, mais le PSG l’a fait en recrutant en début de saison Zabarnyi qui a retrouvé Safonov au Campus. Paris a géré la cohabitation des deux hommes tout au long de la saison, évitant toute polémique.
Celle qui a éclaté juste avant la finale de Ligue des Champions lorsque les deux se sont évités lors du match amical interne, a été vite éteinte pour préserver la cohésion du groupe et éviter d’exposer Safonov et Zabarnyi dans leurs pays respectifs.

Les Titis
Par ailleurs, Luis Enrique a continué à donner de la chance aux jeunes dans la logique de la saison précédente. Ces derniers ont poursuivi leur apprentissage en équipe première et se sont surtout montrés décisifs quand il le fallait, comme lors de ce voyage à Barcelone avec un Senny Mayulu buteur et Ibrahim Mbaye intenable pour Jules Koundé dans l’axe.
Quentin Ndjantou a également eu sa chance avant de se blesser gravement vers fin 2025. Dimitri Lucea a aussi fait ses débuts en professionnel et s’est aguerri dans son apprentissage.

Les joueurs avec peu de temps de jeu
Comme en 2025, Luis Enrique a été obligé d’être injuste avec certains de ses joueurs dont Kang-In Lee et Gonçalo Ramos. C’est d’ailleurs en sortie du banc que ces deux-là ont changé le cours du match pour le PSG en finale de la Supercoupe d’Europe face à Tottenham.
Lucas Beraldo est aussi rentré dans cette dynamique en deuxième partie de saison avec son repositionnement comme sentinelle devant la défense. Poste dans lequel il a redonné un second souffle à sa carrière au PSG alors qu’il était annoncé sur le départ des mois en arrière.
Un management impeccable de Luis Enrique de manière à concerner tout le collectif et qui aura porté ses fruits.
