🚨 [Conf de Presse-Pros] Pochettino : « Je ne me sens pas bien… » (Compte-Rendu)

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Affecté, le coach parisien s’est exprimé en conférence de presse, à la veille de la réception de Bordeaux en L1 et trois jours après Madrid. LTDPSG vous relate l’intégralité de ses dires.

Le point médical

– Angel Di Maria reste en soins dans les suites d’une lésion aux ischios-jambiers gauches. Un nouveau point sur l’évolution sera fait dans 72h.

– Juan Bernat est resté en soins pour une contracture au mollet gauche.

– Ander Herrera a repris l’entraînement après son infection oculaire et s’entraînera normalement la semaine prochaine.

– Sergio Ramos reprendra l’entraînement collectif semaine prochaine.

– Layvin Kurzawa reste en soins pour des douleurs lombaires.

État d’esprit et accueil du Parc des Princes : «On (le staff) est déçu, les joueurs aussi, l’ensemble du club. La déception est grande, on a pris un coup important… Les derniers jours ont été difficiles. Il n’y a pas de repos ni d’énergie après ça… Il y a néanmoins la responsabilité de gagner le championnat et le match contre Bordeaux. L’accueil ? C’est aux supporters d’en décider. Dans tous les cas, on comprend leur déception.»

Maintenir la motivation pour la fin de saison, notamment pour la «MNM» : «Il ne faut pas faire de différence : c’est l’ensemble de l’équipe qui est touché et déçu. Maintenant, il y a le championnat, avec la possibilité de remporter le dixième titre de l’histoire du club, en 50 ans d’existence. Ça doit être une motivation pour aller de l’avant. Il faut aussi avoir cette responsabilité pour les joueurs et les semaines à venir.»

Son plus grand échec en tant qu’entraîneur : «Je ne me sens pas bien… Il y a un mal-être. Quand on analyse la double confrontation, on a été très bien à la maison (victoire 1-0 à l’aller, NDLR), on a fait 60 minutes lors desquelles on était supérieur à Madrid, et la qualification nous échappe… Je le vis mal, je ne me sens pas bien, j’ai de la rage. Mais je sais qu’il y a la responsabilité de penser au championnat. Il faut aller gagner ce dixième titre. Ça ne signifie pas que je ne me sens pas fort. Je me sens fort pour affronter les prochaines échéances.»

Les ressorts pour avancer, par exemple les jeunes : «C’est une question collective, de retrouver cette motivation. Porter ce maillot implique une responsabilité. Pour demain, il sera important d’aller chercher cette motivation, cette envie, cette force, même si une victoire demain ne serait pas une consolation par rapport à ce qui s’est passé à Madrid. Il y aura des jeunes dans l’effectif, mais c’est important que les cadres soient sur le terrain et qu’ils aient l’occasion d’évacuer une frustration.»

Faillite mentale à Madrid : «Jusqu’à l’heure de jeu on était supérieur et personne ne pouvait prévoir ce qui allait se passer ensuite… On a revu le match plusieurs fois. À la 60e, il y a la faute de Carvajal sur Mbappé, Militao a demandé l’assistance des médecins, on a le ballon et on sait ce qui se passe après. En revoyant les images, je ne comprends toujours pas comment il n’y a pas eu faute de Benzema sur Donnarumma (sur le but du 1-1, NDLR). Après, tout s’est enchaîné. Il y a eu un impact psychologique et émotionnel important. C’est le genre de chose qui est difficile à expliquer… Là où on doit faire notre mea-culpa, c’est qu’on n’a pas su gérer ce moment difficile, qui a permis à l’adversaire de prendre le dessus. Le mal-être dont je parlais, c’est justement la déception de ne pas avoir su gérer cela comme il faut le faire à ce moment de la compétition.»

Les gardiens de but : «Les deux partagent cette déception, ce sont deux très grands gardiens. Keylor a montré son soutien à Gigio et toute l’équipe. Les joueurs qui ne jouent pas participent à la compétition même s’ils ne sont pas sur le terrain. (…) Si Keylor n’a pas débuté, ce n’est pas une question de confiance, c’était simplement un choix. Il faut prendre des décisions au vu de certains critères, certaines données. On peut toujours dire qu’il aurait fallu faire différemment après coup… Après toutes les défaites, on peut encore plus le dire. Quand on prend ce genre de décision, il y a le risque que cela arrive.»

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