[16J-L1] Galtier : « C’est une réelle performance »

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Solide, l’OGC Nice est parvenu à ramener un point de son déplacement au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain (0-0) ce mercredi pour le compte de la 16e journée de Ligue 1. Un résultat savouré comme il se doit par l’entraîneur azuréen Christophe Galtier, qui refuse de minimiser la qualité de l’adversaire même si le PSG s’est une nouvelle fois montré décevant. Retranscription intégrale de sa conférence de presse d’après-match.

Est-ce que vous avez des regrets ce soir, par rapport à tout ce que vous avez essayé, notamment au niveau des changements, avec à chaque fois des opportunités ? Est-ce que vous considérez que vous n’êtes pas passé loin de refaire la même chose qu’avec Lille la saison passée (victoire 1-0) ?

« Notre gardien a fait un grand match. Il fait un double arrêt « main-pied » exceptionnel en première période. Il en a fait d’autres. On a une belle situation en première période avec cette tête d’Andy, une belle frappe de Kasper. Mais il y a aussi, évidemment, cette situation en deuxième période, à un moment important du match, où on manque de réussite. J’ai cru que le ballon était rentré, et finalement poteau. Marquer à ce moment aurait été très important et ça aurait vraiment mis en difficulté le PSG. Mais sur la totalité du match, même si on était très disciplinés, je pense que le nul est mérité. Ils ont eu des situations, nous aussi. Si on l’avait emporté, j’aurais été très heureux pour les joueurs, le club et les supporters, mais ça aurait été une très grande réussite, parce que sur 93 minutes, Paris vous impose beaucoup de choses. On a eu du mal en première période, non pas sur nos phases de transitions, mais quand on avait gagné le ballon. On s’est précipités, on a joué trop vite vers l’avant, trop rapidement en une touche de balle. On a eu beaucoup de déchet. En deuxième période, c’était mieux, parce qu’il y avait aussi une équipe qui joue beaucoup, avec des absents et des joueurs très sollicités depuis le début de saison. Je me doutais qu’on allait avoir des espaces, qu’on pourrait avoir un peu plus de maîtrise. On en a eu, avec un manque de réussite sur un plan offensif, mais un gardien, Walter, qui a été très bon. Donc je crois que le match nul est équitable. »

Vous mettez fin à une période de 8 matchs consécutifs avec au moins un but encaissé…

« C’était important. Quand les équipes sont menées ici, c’est difficile. Évidemment, je n’étais pas satisfait de ce qui s’était passé lors des derniers matchs, encore plus celui face à Metz. Il fallait avoir une grande rigueur tactique et beaucoup de générosité dans les courses. Les joueurs ont beaucoup couru, ont fait beaucoup d’efforts. Quand vous n’êtes pas menés au score, à Paris comme dans tous les matchs, vous avez beaucoup plus de chances de l’emporter. On n’a pas eu cette réussite, mais le fait de ne pas concéder de but face à Paris était quand même une grande performance. »

Est-ce qu’au-delà du score, l’état d’esprit retrouvé vous satisfait ?

« Oui. De toutes façons ici, il faut être compact. Des fois nous étions trop bas, des fois on avait des ballons qu’on aurait pu mieux négocier, mais ça me fait penser à ce qu’on faisait en début de saison, certes avec plus de jeu, face à des adversaires qui n’avaient pas la même qualité que Paris. Il fallait retrouver un certain état d’esprit mais surtout une grande discipline sur le plan tactique. On a eu 48 heures pour préparer le match, on a travaillé, à la fois sur le terrain et d’une manière très précise, j’avais fait rapidement mon choix sur le 11 de départ. Les joueurs, dans le respect des consignes et du positionnement, ont été quasi parfaits. Mais les autres matchs qui vont se présenter auront sûrement une autre configuration. Il faudra être très bons défensivement mais aussi beaucoup plus dangereux sur les prochains matchs. »

Vous êtes la première équipe à faire trébucher le PSG chez lui cette saison. Est-ce que ça a une valeur pour vous ? Trouvez-vous que vous avez rendu une bonne copie ou que le PSG a été en-deçà de ses standards ?

« Non, on a fait un bon match. Je ne veux pas qu’on dise qu’on a joué « un petit Paris ». On a joué un très bon Paris. Mais je le répète encore une fois : le PSG enchaîne les matchs et avait des absents de marque. C’est sûr qu’il vaut mieux jouer le PSG sans Neymar. Marco Verratti, quand il est entré, a montré tout ce qu’il pouvait apporter. Ce sont des joueurs qui sont très sollicités, il y a une grosse attente autour d’eux. Mais nous, c’est une réelle performance. Je crois qu’on est la première équipe à faire match nul ici et à ne pas concéder de but est une performance qu’il faut apprécier à sa juste valeur. »

Un mot sur la charnière centrale, avec notamment un sacré match de Todibo, dont vous aviez pointé la responsabilité sur le but de Metz ?

« Je ne l’ai pas critiqué, mais je lui ai montré et lui ai dit ce que j’attendais de lui. Ce soir, il avait un des meilleurs joueurs au monde dans sa zone. Quand Kylian Mbappé reste muet, c’est que le défenseur dans sa zone sort un grand match. Et JC a sorti un très, très gros match. Il était évidemment bien accompagné par Dante, qui a bien su lire les trajectoires, qui a été très présent sur tous les ballons en approche de la surface. Évidemment, c’est une grande performance de la charnière centrale. »

Pourquoi avoir décidé de sortir Justin Kluivert ?

« Il était bien. S’il n’avait pas pris ce carton, il serait sûrement resté sur le terrain. Les joueurs avertis sont sortis, parce que jouer face à Paris demande beaucoup d’efforts. On avait la capacité à se projeter vite vers l’avant, mais j’avais la crainte que sur un repli défensif ou une absence, il puisse faire une autre faute, un tirage de maillot ou une autre faute qui aurait pénalisé l’ensemble de l’équipe. Mais autrement, j’étais très satisfait de sa performance. »