[20J-L1] Moulin : « L’arrivée de Pochettino n’a pas bouleversé l’équipe et son jeu »

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Ce samedi (21h), Angers reçoit le Paris Saint-Germain pour le premier match de la phase retour de Ligue 1. Un défi de taille pour les hommes de Stéphane Moulin, car le SCO n’a jamais battu le PSG. Retrouvez ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du coach angevin.

Un effet Marseille et Lille

« Je ne sais pas que le fait d’avoir battu Marseille puis Lille va changer quelque chose. Ce que je sais, ce n’est pas parce que l’on a remporté ces matches que l’on va battre Paris, comme nous n’avons pas battu Monaco. Ce n’est pas ça le foot. Il ne suffit pas de dire qu’il faut de la gnac, de l’engagement. Il faut aussi autre chose. On ne peut pas gagner un match avec cela uniquement. Il faut ça mais il faut aussi d’autres éléments tactiques, techniques pour réaliser une grande performance face à ce type d’adversaire. Il faut élever notre niveau dans tous les domaines et pas simplement dans l’engagement physique. C’est une donnée importante mais pas que. Cela reste la meilleure équipe du championnat lorsqu’ils ont toutes leurs forces. Je veux que nous affichions une attitude de combattant. »

La notion de respect

« Je trouve qu’il y a des moments où nous sommes trop loin d’eux, trop respectueux de cette équipe parisienne. Il faut être plus proche, plus dans l’impact. Ces joueurs si vous les laissez jouer… Dans leur travail, ils se préparent essentiellement à évoluer contre des blocs bas, avec des équipes qui leur laissent le ballon, qui ne peuvent pas l’attraper. Ils sont habitués à ça. Il faut donc trouver quelque chose auquel ils ont un peu moins l’habitude, le temps qu’ils puissent chercher un petit peu avant de trouver, cela peut nous permettre de faire quelque chose. Si on les laisse – je sais aussi que ce sont eux qui peuvent nous imposer quelque chose – ce n’est pas facile. Après, nous ne sommes pas une équipe de bouchers. Mais entre être un boucher et bien défendre collectivement, il faut aussi que l’on augmente le curseur dans ce domaine-là car c’est aussi un sujet dont ils ne sont pas friands. »

La patte Pochettino

« L’arrivée de Pochettino n’a pas bouleversé l’équipe et son jeu. Depuis qu’il est là, ils se sont attachés à jouer en 4-2-3-1 avec Verrati en n°10. L’entraîneur qui arrive essaie de remettre tout le monde dans le coup et puis les joueurs tentent de montrer tout de suite qu’ils ont envie que cela fonctionne. Face au PSG, les sorties de balle, la conservation, c’est essentiel. Je trouve que c’est dans ce domaine où ils ont changé un peu de style, notamment en cas de perte du ballon. Depuis trois matches, cela se voit de plus en plus. Ils ont cette capacité à étouffer l’adversaire. Ces équipes-là, si elles défendent avec un investissement équivalent à celui qu’ils ont avec le ballon, ils redeviennent imbattables. Je pense qu’ils sont repartis sur ce chemin-là. Après il faudra du temps car jusque-là, ils en ont eu peu pour travailler en enchaînant les matches tous les trois jours. On voit bien la nouvelle idée imprimée par Pochettino et l’équipe semble y adhérer. Paris, cela reste un match à part. Au-delà de les faire douter, il faut qu’on arrive à ce que ce ne soit pas trop facile pour eux. Être capable de tenir un peu le ballon, c’est un axe car on sait que Paris est bien plus fort avec que sans même s’ils ne prennent pas beaucoup de buts. Il faudra être fort pour qu’ils n’aient pas une maîtrise écrasante car le ballon, ils savent bien l’utiliser. À nous de trouver les solutions en essayant de mettre quelque chose en place. Après je n’ai pas la prétention de dire que cela va réussir mais il faut y croire. »

Objectif phase retour

« Sur la deuxième partie de saison, on va essayer de faire aussi bien, même mieux. Quand vous aurez analysé cela, vous me direz : il n’a pas atteint l’objectif parce qu’il n’a pas récolté que 58 points. C’est compliqué pour nous. Notre meilleur record en Ligue 1, c’est 50 points et 9e au classement. C’est dur pour moi de m’exprimer car quand on est sincère, ensuite on s’en sert pour me dire que l’on n’a pas atteint l’objectif. Donc je reste modéré car il faut que l’on soit en adéquation avec nos possibilités et nos moyens. Je sais pertinemment que 30 points c’est déjà beaucoup et je sais surtout par où il a fallu passer pour les obtenir. Effectivement, il faudra sans doute battre les équipes que l’on a battues à l’aller. Neuf victoires en 19 matches, nous ne l’avions jamais fait. Comme quoi ce n’est pas si facile. Sur six phases aller en L1, nous n’avions jamais obtenu autant de succès. On peut dire qu’on va répéter mais il faut aussi prendre en considération la difficulté pour y parvenir. Cela ne se fait pas comme ça. Vouloir plus, c’est humain, c’est notre objectif aussi. À un moment donné au-dessus de nos têtes, il y a un plafond qui peut être difficile à percer. »