[2J-C1] Istanbul Basaksehir-PSG 0-2 (0-0)

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Au terme d’un match difficile, le Paris Saint-Germain s’est imposé face à l’Istanbul Basaksehir (2-0), ce mercredi, pour se replacer dans sa poule.

C’est avec l’idée de laver l’affront d’une défaite inaugurale contre Manchester United que le Paris Saint-Germain se déplaçait à Istanbul sur fond de crise diplomatique entre la France et la Turquie. Paris devait donner une réponse. Le contrat est rempli. Mais les hommes de Thomas Tuchel sont apparus encore très émoussés athlétiquement pour trouver des solutions contre le champion de Super Liga.

L’entraîneur du Paris Saint-Germain avait une nouvelle fois concocté une formation de départ inédite en ressortant le 4-4-2 (ou 4-2-2-2, c’est selon) avec le tandem Mbappé-Kean devant pour remettre le champion du monde dans une position plus confortable. Surtout, Thomas Tuchel a laissé Marquinhos au milieu et Danilo en défense centrale, allant jusqu’au bout de ses convictions techniques malgré la petite musique qui résonne autour du club de la capitale.

Il n’a pas fallu attendre longtemps avant de constater Basaksehir ne se présentait pas en victime expiatoire. Avec un Neymar contrait à redescendre très bas et un Mbappé exilé sur le côté gauche, Paris a peiné à s’appuyer sur des circuits clairs. D’autant qu’en face, la formation stambouliote s’est attelée à fermer les espaces en quadrillant le terrain, tout en se montrant agressive dans les duels. Concentrés sans le ballon, les coéquipiers d’Enzo Crivelli ont même pris confiance en jouant de vrais coups offensifs pour piquer Paris dans la première demi-heure. Keylor Navas a ainsi dû s’employer sur une frappe de Visca (16e).

Un PSG encore émoussé physiquement

On a alors senti que ce rapport de force ne serait pas une promenade de santé pour Paris, d’autant que Neymar a demandé à sortir après une gêne à la cuisse (20e). Quid de l’animation offensive parisienne alors ? Les champions de France ont surtout misé sur les accélérations de Kylian Mbappé. Après un premier rush en début de match (7e), le champion du monde a été tout proche de débloquer la situation sur une reprise en première intention en fin de première période (37e).

Bien dans ses crampons, Mbappé a continué à faire des différences au retour des vestiaires – et pas uniquement par sa vitesse pour le coup. Comme il l’avait laissé entendre cette semaine, le prodige de Bondy s’est bien mis en mode passeur. Sur son premier caviar, Pablo Sarabia a vu le cadre se dérober (47e), avant qu’une seconde inspiration soit dégagée in extremis pour ne pas profiter à Angel Di Maria (51e).

Moise Kean voit double

Mais c’est finalement sur un corner joué rapidement – « façon Alexander-Arnold » -, que l’attaquant a fait la différence en déposant le ballon sur la tête de Moise Kean (0-1, 64e). Déjà auteur d’un doublé contre Dijon samedi (4-0), l’international italien commence à prendre ses marques à la pointe de l’attaque francilienne puisque c’est lui qui a doublé la mise sur un bel enchaînement technique un quart d’heure plus tard (0-2, 78e) – ses deux premiers buts sur la scène européenne depuis le début de sa jeune carrière. Sans briller, le PSG s’est ensuite attelé à gérer son avantage tant bien que mal, jusqu’au coup de sifflet final.

Mission accomplie sans mention donc, pour le Paris Saint-Germain, qui se replace dans sa poule avec ce succès attendu en Turquie. Tout autre résultat aurait placé les champions de France dans une posture très délicate. D’autant que la bande à Tuchel retrouvera la Coupe aux grandes oreilles dès la semaine prochaine avec un déplacement à Leipzig dans un combat aux allures de revanche…