[3J-L1] Tuchel : « La performance était exceptionnelle »

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L’entraîneur du PSG Thomas Tuchel demande qu’on distingue le contenu du résultat au sortir de la défaite contre Marseille (0-1). Il s’attend à « souffrir maintenant » après les écarts disciplinaires de ses joueurs. LTDPSG vous propose la retranscription intégrale de sa conférence de presse d’après-match.

Paris n’avait pas perdu depuis neuf ans face à Marseille. Avez-vous raté votre match ?

« Ça peut arriver dans le match, on peut avoir de la malchance. Il n’y a pas autre chose. On a complètement contrôlé ce match. On a fait une grande performance. Je ne suis pas surpris, mais c’était impressionnant contre une équipe comme Marseille de contrôler le match à chaque minute, dans toutes les phases. On a touché 28 ballons dans la surface adverse, eu un nouveau record en récupération haute. La performance était exceptionnelle. Le résultat est le résultat, on ne peut pas le contrôler. Je n’aime pas le résultat, ni notre réaction dans les trois dernières minutes, on va en payer les conséquences maintenant, mais j’ai vu un grand match de notre part. »

Les vacances pèsent-elles sur les joueurs ?

« Sans les vacances, ce n’était pas possible. Vous savez ce qu’on a fait à Lisbonne (NDLR : pendant le Final 8 de la Ligue des champions). On est la seule équipe à avoir joué après quatre mois sans entraînement. On a affronté des équipes qui avaient eu deux semaines de pause. Cette équipe a été exceptionnelle. C’était la seule solution de lui donner une semaine de vacances. On a trop donné au Portugal, plus que ce qui est normalement possible. Après les matchs, les joueurs étaient morts pendant deux ou trois jours. J’ai vu une grande différence entre les deux équipes, une performance exceptionnelle de la mienne. C’est seulement possible dans le foot de perdre un match comme ça. Le défi, c’est dans notre tête de ne pas mélanger le résultat et le contenu. On manque de buts depuis quelques semaines. Si on continue comme ça, on va avoir des résultats. »

Que s’est-il passé entre Neymar et Alvaro ?

« Neymar m’a dit que c’était une insulte raciste mais je n’ai pas entendu sur le terrain. »

Neymar vient de tweeter qu’il regrettait de ne pas avoir frappé Alvaro. Quel est votre message sur le thème du racisme ?

« Le racisme ne doit pas exister dans la société, mais je n’ai pas entendu une chose comme ça aujourd’hui. L’arbitre non plus donc je ne peux pas faire une réponse supplémentaire. »

Vos joueurs ont perdu leurs nerfs, est-ce un axe de progression ?

« Oui, mais nous sommes une équipe avec beaucoup de Sud-Américains, une mentalité qui nous donne des choses spéciales. C’est dans le contexte. C’est aussi une de nos forces. Dans les trois dernières minutes cela aurait été mieux de rester calme. Pendant la première mi-temps, on a perdu dix minutes après le but en oubliant de jouer. On a parlé à la mi-temps et on a décidé de jouer, les joueurs ont été tops. C’était la seule possibilité de l’adversaire de faire des discussions, des fautes, pour nous distraire. On a décidé de rester calme, mais à la fin ce n’était évidemment pas possible. Je n’aime pas ça, mais on ne peut pas mélanger les deux choses. On va souffrir maintenant. »

Neymar et Di Maria ont été titularisés, qu’avez-vous pensé de leur match ?

« Je suis très satisfait, ils n’ont joué qu’avec un entraînement dans les jambes. Ils ont été exceptionnels. Comme Alessandro Florenzi. C’est la seule solution pour leur donner du volume. Ils doivent jouer, c’est notre phase de préparation. On commence le championnat avec quatre matchs en dix jours. Je ne sais pas si une équipe qui a joué au Portugal va jouer quatre matchs en dix jours… C’est la seule solution pour gagner. Pas l’entraînement, on n’a pas le temps de s’entraîner. Je ne suis pas surpris, mais c’était très impressionnant. »

Comment va Keylor Navas ?

« Ce n’est pas grave. Il aurait dû être sur le banc. Après avoir été malade, il a senti quelque chose au dos. Ce matin, il pensait être prêt pour rester sur le banc, mais cet après-midi ce n’était pas possible. Mais ce n’est pas grand-chose. »