[4J-C1] PSG-RB Leipzig 1-0 (1-0)

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Pour le compte de la 4e journée de Ligue des champions, le Paris Saint-Germain recevait Leipzig, ce mardi 24 novembre. Les hommes de Thomas Tuchel ont battu les Allemands dans la douleur (1-0) grâce à un but de Neymar sur penalty.

Les Parisiens peuvent l’attester mieux que quiconque : la Ligue des Champions et la Ligue 1 sont bien deux mondes parallèles. Ils l’ont souvent constaté, amèrement, lorsqu’ils oubliaient de se mouiller la nuque pour entrer dans le grand bain après avoir broyé un adversaire domestique. Mais puisque la règle marche dans les deux sens, la bande à Tuchel devait aussi s’en servir pour tourner la page après sa deuxième mi-temps ratée à Monaco. Ils n’avaient pas le choix. Il fallait répondre mentalement.

Une problématique se posait pour ces retrouvailles avec Leipzig : les champions de France avaient-ils les jambes pour faire un match sans trou d’air ? En d’autres termes, pouvaient-ils éviter le coup de la panne comme en Allemagne – et comme à Monaco ? La réponse a long été indécise, tant Paris a souffert dans ce match électrique.

Sans Kimpembe, mais avec Marquinhos et Neymar de retour dans le onze, Thomas Tuchel n’a pas fait dans le classique en concoctant un 4-3-3 malléable selon la position de Danilo Pereira. Abdou Diallo était reconduit en défense centrale malgré sa bourde à Monaco.

Les premières minutes ont rapidement donné le ton. Il fallait un plan clair et une ligne directrice : vitesse, justesse et fluidité avec le ballon – détermination et générosité à la récupération. On a senti les champions de France volontaires, chacun respectant bien son cahier des charges, à défaut d’être brillant. Ce n’est donc pas dans le jeu, mais sur phase arrêtée que Paris a trouvé l’ouverture. Angel Di Maria a obtenu un penalty que le spécialiste en la matière, Neymar, s’est chargé de transformer (1-0, 11e).

Le plus difficile était pourtant à venir, notamment dans la capacité des Parisiens à ne pas sortir de leur match, psychologiquement et physiquement, pour gérer cet avantage. Car ce scénario appelait une réaction immédiate de Leipzig. La formation allemande a bien passé la seconde, mais le bloc-équipe parisien ne s’est pas dilaté. Dayot Upamecano a sonné la révolte sur corner avec une tête vicieuse que Keylor Navas a détournée (12e). La pression des visiteurs s’est accentuée, et les hommes de Nagelsmann ont confisqué le ballon pour forcer le verrou parisien sur attaques placées. Mais le bon quadrillage des champions de France a réduit leur marge de manœuvre, comme l’a illustré la frappe à mi-distance d’Amadou Haidara, sur laquelle Navas a encore été impeccable (38e).

Extrêmement laborieux dans la construction du jeu, les Parisiens ont alors essayé de sauter les lignes pour se donner un peu d’air. Mais il a manqué un peu de tout : de la fluidité, du calme, de la patience. Et c’est encore le duo Neymar-Mbappé qui a allumé les rares étincelles d’un premier acte sous tension. Tout juste pourra-t-on noter un retourné acrobatique hors-cadre du Français (15e), et un coup-franc dangereux obtenu par le Brésilien, et frappé au ras du poteau par Di Maria (30e).

Il fallait trouver un second souffle et d’autres circuits, après le repos, pour maîtriser un peu plus les événements. Mais c’est bien Leipzig qui a repris le contrôle du ballon pour multiplier les situations intéressantes, à défaut de se procurer des opportunités nettes. L’intenable Forsberg en a eu une, d’un ciseau astucieux, mais sa frappe a fui le cadre de Navas (49e).

Partagés entre l’audace de se livrer et la nécessité de ne pas ouvrir les vannes, les Parisiens étaient entre deux eaux. Et cette impression étrange n’a pas quitté le Parc des Princes. Paris n’a pas gagné en maîtrise et certains cadres ont commencé à piocher physiquement, une nouvelle fois, mais les hommes de Tuchel n’ont jamais relâché leurs efforts pour conserver ce précieux succès jusqu’au coup de sifflet final. C’est une victoire qui leur dégage un peu l’horizon, avant le prochain col européen en Angleterre, à Manchester, dans une semaine. Le contrat est rempli. Sans mention.