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Real Madrid – Paris SG aura un parfum particulier, mercredi soir (21 h) en 8e de finale retour de Ligue des champions.
Paris arrivera avec une délégation d’ex de la maison blanche. Bien sûr Sergio Ramos, l’ancien capitaine emblématique de Madrid, ne sera pas sur le terrain, même s’il a tenu à effectuer le déplacement. Bien sûr, Angel Di Maria n’a pas laissé la même trace que Ramos, lors de ses années madrilènes (2010-2014).
Mais avec Lionel Messi et Keylor Navas dans les rangs parisiens, le Real sera face à son pire ennemi, et à son meilleur ami.
Messi, une si longue histoire
Mercredi, Lionel Messi disputera son 47e match face au Real Madrid. Une confrontation dont il est toujours sorti invaincu en Ligue des champions, en trois matches (deux victoires, un nul), malgré son penalty manqué à l’aller.
Globalement, sa balance face aux Madrilènes est positive, avec 20 victoires, 11 nuls, et 15 défaites. La Pulga a inscrit 26 buts, signé 14 passes décisives face à Madrid. Confisqué 10 fois le titre de champion d’Espagne, entre 2005 à 2019, et raflé 4 Ligues des champions.
Les faits marquants : Bernabeu, son autre jardin
En novembre 2004, il y a plus de 17 ans, Messi assistait du banc à son 1er Barça – Real, au Camp Nou (3-0). Un an après, l’Argentin était cette fois sur le terrain de Bernabeu, pour un même score face à Zidane and Co. En 2011, il signait un doublé à Madrid, en demi-finale de Ligue des champions (0-2, 1-1). Face aux Di Maria ou Marcelo, avec un Zidane sur le banc. Le Barça, cette année-là, sera roi d’Europe.
Dans les grandes heures de Messi à Bernabeu, il y a aussi un 2-6 que Madrid ne lui pardonnera jamais (2009), un triplé et une passe dé pour un succès 3-4 contre le Real et sa BBC, l’association Bale, Benzema, Cristiano Ronaldo. Un 0-4 en 2016, un 0-3 en 2018.
Et le 23 avril 2017, une action et une photo, maillot du Barça brandi devant les supporters merengue, qui pèsent. 90e minute, doublé de Messi pour une victoire 2-3…
À noter que Messi a renoué avec le succès face au Real à l’occasion du match aller. Avec le Barça, il avait perdu les trois dernières confrontations en Liga.
Navas, le gardien de la maison blanche
Poussé vers la sortie par les dirigeants madrilènes, en 2019, Keylor Navas avait fait figure de recrue inespérée pour le Paris SG. Ses prestations face à Barcelone et au Bayern Munich, la saison dernière, l’avaient hissé parmi les meilleurs gardiens d’Europe.
Ce statut, le Costaricien l’avait aussi en Espagne. Cela n’avait pas empêché ses dirigeants de l’installer dans une concurrence avec Courtois. Mais Navas avait eu le temps, après avoir pris le relais de Casillas, de devenir une idole à Santiago-Bernabeu.
En 2016, 2017 et 2018, il avait permis au Real se remporter trois fois la Ligue des champions. Avec deux clean-sheets lors des demi-finales en 2016 contre Manchester City, avant une victoire aux tirs-au-but en finale contre l’Atletico, et un penalty manqué par Griezmann. En 2017, année d’un titre de champion d’Espagne, et en 2018, il ne cédait qu’une fois en finale devant la Juve (4-1) puis Liverpool (3-1).
Le risque : « Vouloir surjouer » prévient Emmanuel Petit
Mercredi, Navas pourrait retrouver ses fans madrilènes, ceux qui scandaient son nom quand Courtois jouait à sa place. Mauricio Pochettino a changé l’ordre des rotations établies avant le match aller, préférant aligner Donnarumma au Parc. Pour garder l’ancien Merengue en vue du retour, et le lancer chaud bouillant dans le chaudron ? Sans doute…
« Le risque, ça pourrait être que Navas veuille surjouer, indique Emmanuel Petit. Le champion du monde 1998 commentera le match retour pour RMC Sport, après avoir officié à l’aller. Il est parti en mauvais termes du Real, il aura envie d’une revanche. Parfois, ça peut jouer des mauvais tours. »
À moins que ce ne soit Navas qui en joue à ses ex-coéquipiers, dans « son » Bernabeu…