[8F-CDF] Roy : « Je ne vois pas comment la Real Sociedad pourrait résister »

Publié le

Même s’il a encore posé des problèmes au Paris Saint-Germain, le Stade Brestois s’est incliné au Parc des Princes (1-3), mercredi, lors des 8es de finale de la Coupe de France. L’entraîneur de l’équipe bretonne Eric Roy a tout de même souhaité positiver.

Est-ce que vous êtes fiers de votre équipe ?

« Très fier. C’est un sentiment qui m’anime après ces deux matchs au Parc des Princes. Tant qu’on a été en égalité numérique, l’équipe a joué sa chance à fond, essayé de produire du jeu, de les mettre en difficulté. On a été mis en difficulté aussi. On s’est rendu compte qu’on était plus en danger quand on avait le ballon et qu’on le perdait. On n’a pas eu ce brin de réussite, un poteau sortant qui aurait pu être rentrant… Je suis satisfait et heureux, l’équipe a rendu fiers ses supporters, qui ont vécu de belles émotions. »

Y a-t-il une frustration après ce match ?

« Il y avait déjà ce sentiment de frustration à la mi-temps. Tu perds 2-0 en ayant l’impression de faire un bon match, mais chaque erreur se paye cash face à autant de talent. Mon plus gros regret, c’est l’expulsion de Lilian (Brassier). La déception et la frustration sont là. L’équipe a été courageuse et montré certaines vertus, des valeurs qui sont les nôtres. On ne se renie pas. »

Vous avez toujours fait mal au PSG cette saison, quelle est la clé ?

« Il est évident que si tu veux produire du jeu, prendre des risques dans la construction et que tu perds le ballon dans tes 40 m, tu peux être vite sanctionné. Luis aimerait que son équipe ait plus le ballon. Sur la première période, nous avons eu la possession. Un match, c’est toujours un rapport de force, tu veux mettre des choses en place et parfois tu n’y arrives pas. Ce PSG sait maîtriser le ballon, avoir beaucoup de possession, et en même temps même, s’ils sont en difficulté et qu’ils n’ont pas la maîtrise, ils peuvent faire très mal. C’est le paradoxe de cette équipe. Quand tu vois partir Barcola, Mbappé, Dembélé… Waouh ! Les efforts qu’il faut faire pour les rattraper ! Cette équipe est capable de fulgurances, ça fait sa force. »

Avez-vous l’ambition de jouer l’Europe ?

« Je l’ai toujours dit, on en parle avec les joueurs. On a de l’ambition. Quand je prépare un match, c’est pour le gagner. On est venus aujourd’hui pour se qualifier. On a essayé de le faire, mais on a perdu. Et on préparera tous nos matchs pour les gagner. On est tellement loin de la fin de la saison, tu pourras clairement afficher des ambitions si, dans le money time, tu es toujours là. On est un peu sur la corde raide, on n’a pas un effectif infini. On a un gros combat qui nous attend dimanche à Clermont. »

Vous avez un préparateur mental dans votre staff, quel rôle joue-t-il ?

« Notre préparateur mental n’est pas intégré au staff mais vient de temps en temps pour échanger avec les joueurs qui le souhaitent. On ne l’oblige pas. À partir du moment où les joueurs font cette démarche, ça doit leur apporter des choses. C’est sans doute le cas dans d’autres clubs. On essaye de prendre tous les paramètres en compte, ça en fait partie et c’est très important pour certains joueurs. »

Sentez-vous le PSG prêt pour la Real Sociedad ?

« Oui. Je ne vois pas comment la Real pourrait résister à ces fulgurances offensives, cette capacité à faire des différences incroyables. Qu’on ait le ballon ou pas, transition ou pas, maîtrise ou pas… Je les sens monter en puissance et on sera bien sûr supporters du PSG. On espère qu’ils passeront ce tour. »

Quel regard portez-vous sur cette faute de Brassier sur Mbappé, qui lui coûte le carton rouge ?

« Je ne pense pas que ça soit un coup de sang, il pense qu’il va avoir le ballon et il va trop vite. Il a manqué de discernement, il a fait une faute cinq minutes avant… Mais bon, ça va tellement vite en face… Il n’y avait pas de volonté de faire mal, Lilian n’est pas un méchant garçon. Il apprend, il reste un jeune défenseur central avec beaucoup d’avenir et de qualités. »

C’était le retour de la doublette Hakimi-Dembélé côté PSG ce soir, qui a été très dangereuse : comment se prépare-t-on face à ces deux-là ?

« Le PSG sans cette doublette et avec, ce n’est pas la même équipe. Quand j’ai vu le XI, je me suis dit : ils mettent la meilleure équipe, preuve qu’ils nous respectent beaucoup et cherchent à se qualifier. On avait préparé d’avoir un peu plus de monde à l’intérieur du jeu, avec ce losange, pour essayer d’anticiper les appels à l’intérieur du jeu de Hakimi. Mais bon, s’il va deux fois plus vite que toi… (rires). On a quand même montré de belles qualités. »

Powered by Live Score & Live Score App