[8F-LDC] Borussia Dortmund-PSG : bon ou mauvais tirage ?

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Le PSG défiera le Borussia Dortmund de notre ancien protégé Dan-Axel Zagadou (promo 99) à la fin de l’hiver pour une place en quarts de finale de la Ligue des Champions. Un adversaire dangereux, en particulier au match aller au Signal Iduna Park, mais dont les qualités pourraient correspondre aux Parisiens.

Le PSG contre le Borussia Dortmund, c’est d’abord l’histoire d’un retour au bercail. Celui de Thomas Tuchel et de son staff, qui ont dirigé pendant deux saisons le BVB, avec à la clé une Coupe d’Allemagne et un quart de finale de Ligue des Champions perdu contre le Monaco d’un Kylian Mbappé alors en pleine éclosion.

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Celui d’Abdou Diallo aussi, même si le défenseur français n’a passé qu’un an sur les bords de la Ruhr avant de rejoindre Paris l’été dernier. Le tirage au sort des 8emes de finale de la C1 a réservé ce clin d’œil du destin.

Mais il est déjà temps de se pencher sur le terrain. Les équilibres et les dynamiques de chacun ont certes largement le temps d’être bouleversés par les deux mois qu’il reste à s’écouler avant le match aller, disputé sur la pelouse du Signal Iduna Park, Westfalenstadion pour les intimes. Des tendances fortes se dégagent toutefois.

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Déjà le PSG a la certitude d’affronter une ambiance bouillante. Le fameux Mur jaune, rarement aussi inspiré que dans les soirées de Ligue des Champions, a fait craquer plus d’un adversaire, y compris les plus prestigieux et les plus fiables sous pression.

Il y a en cela des nombreux points communs avec Liverpool, au-delà du « You’ll never walk alone » entonné avant chaque rencontre. Comme Anfield, le Westfalenstadion a cette faculté à faire basculer n’importe quel match dans l’irrationnel et à pousser son équipe vers les exploits les plus improbables.

Dernier exemple en date avec l’Inter Milan, qui menait 0-2 à la mi-temps avant de s’incliner 3-2, dans un match pivot pour la campagne européenne du Borussia cette saison. L’Atlético Madrid en avait aussi pris 4 la saison passée, la pire claque reçue par Diego Simeone en huit ans sur le banc des Colchoneros. C’est dire si rien n’est impossible à Dortmund. Un grand public ne serait toutefois pas grand-chose sans du talent sur le terrain.

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Le BVB ne manque pas de potentiel, surtout dans le secteur offensif. Il y a évidemment le capitaine Marco Reus, seul trentenaire de l’équipe-type en compagnie de Mats Hummels et qui évolue dans un rôle de faux numéro 9 que lui a taillé sur mesure Lucien Favre. A ses côtés Jadon Sancho, le premier joueur des cinq grands championnats européens à avoir atteint la barre des 10 buts et 10 passes décisives cette saison toutes compétitions confondues.

Des statistiques d’autant plus impressionnantes qu’il était en froid avec son staff il y a encore peu. Julian Brandt et Thorgan Hazard sont arrivés cet été pour renforcer le potentiel offensif ce groupe, où figurent aussi Mario Götze, Paco Alcacer ou encore Jacob Brunn Larsen.

Pas étonnant que le Borussia, dont les attaques rapides donnent le tournis et la qualité technique s’exprime dans les petits espaces comme dans la transition, tourne à 2,5 buts par match en Bundesliga (3eme meilleure attaque d’Allemagne derrière le RB Leipzig et le Bayern Munich). Mais ces chiffres vont de pair avec un déséquilibre assumé.

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Le BVB a déjà encaissé 28 buts en 23 matchs toutes compétitions confondues. C’est 17 de plus que le PSG sur le même échantillon. Dortmund ne sait pas fermer le jeu, ce n’est pas dans son ADN et les Parisiens ne s’en plaindront pas. Avec la puissance de frappe offensive qu’ils ont montré toute la semaine dernière dans leur 4-4-2 new look, ils tous les atouts pour faire très mal à une défense qui manque de certitudes.

Mats Hummels commence à faire son âge. Dan-Axel Zagadou, formé au PSG, est encore tendre. Manuel Akanji est un patron en devenir, mais il manque de vécu. Le Borussia est certes plus solide depuis son passage à une défense à trois (2 buts encaissés sur les quatre derniers matchs).

Le duel tactique entre Favre, qui réussissait pas si mal contre Paris avec Nice (deux défaites en quatre affrontements), et Tuchel s’annonce d’ailleurs savoureux. Mais le BVB a aussi touché ses limites cette saison à chaque fois qu’il s’est déplacé chez un cador européen (défaites 2-0 contre l’Inter Milan et 3-1 face au FC Barcelone en Ligue des Champions, revers 4-0 contre le Bayern Munich en championnat). A croire que si Paris résiste au Mur jaune, il aura peut-être bien fait le plus dur.

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Pour clore, les Parisiens n’ont jamais perdu face au Borussia Dortmund. Une double confrontation en matches de poule de l’Europa League (1-1 à Dortmund le 21 octobre 2010, 0-0 le 4 novembre 2010 au Parc des Princes). Le 16 juillet 1990, les Parisiens avaient gagné à Dortmund (2-1) en amical et avaient récidivé au Tournoi de Paris (3-1, le 26 juillet 1992 pour les débuts de George Weah, buteur pour cette première).

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