[8J-L1] Jobard : « Je me méfie de l’orgueil des bêtes blessées »

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Pour le compte de la 8ème journée de Ligue 1 Uber Eats, le DFCO se déplace au Parc des Princes pour y affronter le PSG ce samedi (coup d’envoi à 21 heures). La méfiance naturelle face à l’équipe parisienne ne doit pas non plus écraser l’équipe dijonnaise, en recherche de constance et de solidité pour sortir d’une mauvaise situation en championnat. Le point avec l’entraîneur Stéphane Jobard et son nouvel attaquant Moussa Konaté.

10 buts marqués, un seul encaissé, c’est le bilan du PSG lors de ses deux derniers matchs de championnat (contre Angers et à Nîmes), avec une supériorité numérique durant près de 80 minutes face aux Nîmois tout de même.

Pour en revenir au DFCO, on peut remarquer que c’est le point du match nul obtenu au Stade Gaston Gérard il y a huit jours qui a fait que le PSG est passé devant Rennes… Il faut s’appuyer sur cette dernière prestation dijonnaise à domicile pour aller au Parc des Princes sans peur exacerbée. Le 29 février 2020, avant-dernier match avant l’arrêt de la saison 2019-2020 liée à la crise sanitaire, le DFCO avait été battu sur le score de 4 à 0, à Paris.

Sans peur ? De là à rivaliser avec l’armada parisienne ? Stéphane Jobard est réaliste, mais il assure toutefois que l’historique des lourdes défaites subies ne doit pas être dans les têtes. Même s’il s’attend à l’expression sur le terrain de «l’orgueil des champions», quelques jours après leur défaite dans ce même Parc des Princes face à Manchester United en Ligue des Champions (1-2).

“On est entre deux matchs de Ligue des Champions, on est un peu l’entremet. On connaît l’orgueil des champions, ils sortent d’une contre-performance contre Manchester United. Ils auront peut-être envie de montrer qu’ils sont toujours performants en championnat. On n’arrive peut-être pas dans les meilleures conditions face à eux. Ils auront peut-être l’envie de se racheter, je me méfie de l’orgueil des bêtes blessées. On s’attend à souffrir samedi soir. Quoiqu’il arrive, il faut se bagarrer, batailler au Parc des Princes. À quelle composition du PSG faut-il s’attendre ? En tous cas, je sais qu’il y aura une équipe compétitive malgré les absents. On a eu la même problématique l’année dernière en Coupe de France, cela ne nous a pas empêché d’en prendre 6 à domicile… On sait qu’il y aura de la qualité sur le terrain, des joueurs qui auront envie de prouver qu’ils méritent de se déplacer à Istanbul, ou de marquer les esprits pour la suite du championnat.”

Se concentrant sur son groupe en mauvaise posture en Ligue 1 (lanterne rouge) mais dont les sursauts ne condamnent pas une équipe pouvant potentiellement mieux faire, l’entraîneur dijonnais parle d’une régularité à trouver : «J’aimerais de la constance sur l’état d’esprit. Si nous ne sommes pas récompensés au Parc, on le sera après». Ce match contre le PSG, malgré l’opposition déséquilibrée sur le papier, Stéphane Jobard n’entend «pas le galvauder».

La saison est encore longue et ouvre la porte à une sortie de la zone rouge, à commencer par laisser cette place de lanterne rouge… «À nous de montrer qu’on mérite mieux», lâche Stéphane Jobard.

Pour Moussa Konaté, l’attaquant qui vient d’arriver d’Amiens et dont son nouveau coach annonce qu’il est «pleinement opérationnel» pour jouer ce samedi – sera-t-il titularisé d’entrée ? -, Roger Assalé étant lui blessé, la dernière recrue dijonnaise prend l’opposition face au PSG comme tout autre match.

En conférence de presse, l’attaquant a fait part d’un objectif plus grand que de marquer des buts, celui de se battre pour l’équipe. «Je suis quelqu’un qui aime les défis», affirme Moussa Konaté, sans pression particulière il l’assure.

Au DFCO, cet attaquant est attendu pour «remplacer» le fameux Julio Tavares. Peut-il faire définitivement tourner la page au club dijonnais et apposer sa signature dès ce samedi ?

À huis clos, la pression du public ne sera pas non plus présente. «Un avantage pour nous», selon Moussa Konaté. Tandis que son coach n’aime pas les stades vides. Une seule priorité en tout cas pour les deux hommes, et pour le DFCO dans son ensemble bien entendu : ne pas sombrer à Paris et pouvoir se dire au coup de sifflet final que les jours meilleurs ne sont pas si loin sur les terrains de Ligue 1…