[8J-L1] PSG-Dijon FCO 4-0 (2-0)

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Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le PSG retrouve ses aises en Ligue 1 et domine le Championnat de France. La normalité est son quotidien sur la scène française et il le prouve à nouveau. Malgré deux défaites initiales, il trône déjà en tête même si Lille ce dimanche peut lui ravir la place de leader. Mais il s’est remis à l’endroit et même doublement, la semaine où il a commencé par perdre face à Manchester United (1-2) sans vraiment disputer le match.

Ce samedi non plus, ou pas beaucoup plus, mais face à la lanterne rouge du classement, il suffit de peu pour marquer. Un centre de Bakker, un dribble de Neymar et hop, l’affaire est dans le sac pour peu que Moise Kean soit adroit ce que l’Italien n’a jamais cessé d’être. Si en plus, Kylian Mbappé entre tout frais, forcément, l’addition grimpe très vite, le même 4-0 qu’à Nîmes, juste avant MU.

Draxler encore blessé

Mais Paris n’a pas pu conclure le match comme il le voulait, avec une nouvelle blessure, celle de Julian Draxler, qui se tenait l’arrière de la cuisse, bientôt imité par Moise Kean, le double buteur. Là aussi, c’est du classique. L’Allemand va retrouver l’infirmerie et les médecins, sans doute les partenaires qu’il voit le plus depuis quelques mois au PSG.

Un autre Allemand reste au cœur des discussions, le volcanique Thomas Tuchel, l’entraîneur. Après une conférence de presse pleine de fiel et d’agressivité vendredi, le coach a inventé un nouveau truc qui relève autant de ses chères expérimentations tactiques que de son conflit larvé avec son supérieur, Leonardo, le directeur sportif.

Ce dernier n’a pas voulu recruter cet été un défenseur central estimant le secteur fourni (Marquinhos, Kimpembe, Kehrer, Diallo), préférant lui « offrir » une sentinelle afin qu’il n’ait plus à placer le capitaine du club devant la défense. Il a suffi de la première en demi-teinte de Danilo Pereira face à Manchester United pour que Tuchel joue au bonneteau au match d’après avec Marquinhos en n°6 et le Portugais… en défense centrale.

Tuchel joue avec le feu

Il aurait pu attendre un match où Marquinhos n’était pas là ou que Kimpembe soit présent pour associer Danilo Pereira au champion du monde s’il pense que l’idée a de l’avenir. Non, Tuchel n’a choisi ni l’un ni l’autre. Il a aligné la nouvelle recrue avec Abdou Diallo, un duo qui n’a aucun avenir dans les gros matchs et il a fait tout ça le soir où Marquinhos était disponible, histoire de montrer qu’il valait sans doute mieux recruter Antonio Rüdiger (Chelsea) que le longiligne milieu.

Tuchel a pris cette décision en prenant le risque de titulariser un joueur à court de forme, revenu la semaine dernière de la sélection brésilienne avec une lésion aux ischio-jambiers. Samedi soir, Marquinhos n’a pu aller au bout de certains sprints, soit par précaution soit par incapacité et dans les deux cas, c’est un problème. Bref, pour aller au bout de ses idées et s’opposer à un seul homme, Tuchel a joué avec le feu. Paris est en tête mais la coulisse continue de gronder. Pas sûr que ce soit bon dans la durée pour le club comme pour l’équipe.