[Conf de Presse-Pros] Pochettino : « Dans nos têtes, la seule idée c’est d’aller gagner là-bas »

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En conférence de presse ce samedi, Mauricio Pochettino a laissé entendre qu’il pourrait reconduire prochainement une défense à 3 pour le PSG, aperçu en fin de match mardi face au RB Leipzig en Ligue des champions. Le club parisien se déplace ce dimanche (20h45) sur le terrain de l’OM, pour un « Classique » comptant pour la 11e journée de Ligue 1.

Le PSG compte dix points d’avance sur l’OM en championnat. Mais il semble que Marseille arrive avec plus de certitudes dans le jeu…

« Non, chaque équipe a sa dynamique propre. Chez nous, les victoires contre Angers et Leipzig ont fait du bien. On est premiers de Ligue 1 et de notre groupe de Ligue des champions. Et puis je sais, pour les avoir vécu comme joueur et comme entraîneur, que ces matchs-là sont différents des autres, qu’ils ont chacun leur propre histoire. »

Vous avez terminé le match face à Leipzig avec une défense à trois. Est-ce un schéma de jeu que vous pourriez adopter d’entre de jeu ?

« Oui, si vous avez suivi notre parcours, c’est un système qu’on a utilisé à l’Espanyol Barcelone, Southampton et à Tottenham. Ça dépend des caractéristiques des joueurs, il faut s’y adapter. Dans le contexte du match contre Leipzig, on pensait que ça pouvait nous apporter quelque chose, c’est pour ça qu’on l’a mis en place. »

En Argentine, en Espagne ou en Angleterre, vous avez connu beaucoup de derbies. Le Clasico est-il comparable à certains d’entre eux ?

« Chaque Clasico véhicule son lot d’émotions en fonction du pays et de l’histoire des clubs qu’il oppose. Les OM – PSG ne se résument pas à trois points. Il y a beaucoup d’émotions mais ce match c’est aussi beaucoup une question de fierté. On sait que c’est un match que nous devons gagner. Un derby, il faut le gagner. »

Le Clasico se jouera devant un stade plein pour la première fois depuis deux ans. Craignez-vous des débordements comme il y en a eu beaucoup depuis le début de saison ?

« Non, on n’a pas d’appréhension. Mais j’espère pour le bien du football et de tout le monde qu’il n’y aura pas de problème et qu’on pourra jouer normalement malgré la rivalité qui existe entre les deux clubs. »

Cela fait dix ans que Paris n’a plus perdu au Vélodrome. Est-ce une motivation supplémentaire ?

« C’est un match spécial et c’est comme ça qu’on l’envisage. Dans nos têtes, la seule idée c’est d’aller gagner là-bas. On ne pense à rien d’autre. On ne pense ni à un autre résultat ni à ce qu’il pourrait se passer. »

En dix ans sous QSI (Qatar Sport Investments, le fonds souverain propriétaire du club), jamais le PSG n’avait encaissé autant de buts. Comment expliquez-vous cette friabilité défensive ?

« La philosophie du football est de marquer plus de buts que l’adversaire. Il y a des périodes où l’équilibre est difficile à trouver. Mais on le cherche, on essaye d’encaisser moins de buts, on travaille dessus, notamment au travers de la cohésion de groupe. La préoccupation en foot est de s’améliorer chaque jour. »

Avez-vous un rôle pour aider Mauro Icardi à surmonter ses soucis familiaux ?

« Mauro est un joueur fort mentalement. Il s’est entraîné depuis Leipzig. Il sera dans le groupe demain. Il est clair que du président au staff, on s’est mis à sa disposition pour qu’il soit le mieux possible. Là, il est bien et disponible pour le match de demain. »

Quelles caractéristiques du jeu de Marseille peuvent vous mettre en difficulté ?

« Marseille est une équipe agressive, qui, avec le ballon, cherche le jeu vertical et la profondeur. Elle a un temps de construction minimum dans le camp adverse. Elle va vite à la récupération du ballon. Elle a plein de vertus, mais on espère imposer notre jeu. »