[Exclu-Anciens] Julien Harrouard : « Mamadou Sakho dégageait quelque chose de spécial ! »

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Le dimanche 04 juin 2006, les 18 ans Nationaux du PSG dirigés par David Bechkoura remportaient le titre de champion de France, face à l’AS Monaco. Ce titre a véritablement permis au centre de Formation du PSG de basculer dans une nouvelle ère. LTDPSG ne l’oubliera jamais. Souvenirs évoqués en compagnie de Julien Harrouard.

Quand on t’évoque cette saison 2005/2006, quel est le premier souvenir qui te revient à l’esprit ?

« La victoire en finale sans aucun doute… L’aboutissement de beaucoup de travail. Pas seulement de cette saison, mais des 5 ou 6 années de sacrifices au quotidien et le travail réalisé aussi par les coachs précédents qui nous ont accompagnés (Cattenoy, Gil, Bentolila, Vasseur). Une vrai récompense pour cette génération. »

Quel match t’a le plus marqué en particulier ?

« La réception du Havre en fin de saison où je suis capitaine. Une grande fierté et la récompense des efforts fournis pour revenir en tant que titulaire (début de saison en dent de scie) mais surtout comme élément important du dispositif du Coach Bechkoura. »

Te souviens-tu d’un but que tu as inscrit ?

« Je n’en ai pas mis beaucoup mais bien sûr celui en demi-finale contre Toulouse. Une belle frappe en lucarne ! »

Quel joueur de ton équipe fut indispensable dans la quête de ce titre ?

« Je dirais Mamadou Sakho. Il dégageait quelque chose de spécial. Un vrai charisme malgré ses 16 ans à l’époque. C’était le latéral gauche et moi milieu gauche… J’avoue que pour moi le travail défensif était plus facile en l’ayant derrière moi ! »

Quel adversaire t’a le plus impressionné ?

« Je dirais Benoît Costil à l’époque gardien au SM Caen. Il avait le même gabarit qu’aujourd’hui et il était vraiment impressionnant. »

Quelle équipe adverse fut la plus redoutable ?

« Je dirais Rennes qui a toujours des joueurs de grande qualité. »

Dans quel stade as-tu pris le plus de plaisir cette saison ?

« Le terrain honneur du camp des Loges ! J’y avais mes repères. Mon jardin. »

Tu dois bien avoir une petite anecdote à nous raconter ?

« Le jour de la demi-finale, je mange en face de Mamad’ Sakho et il me regarde d’un coup et il me dit « Ju tu va marquer aujourd’hui ». Je rigole et ça en reste là. Sauf que je marque et à la fin du match je lui dit « Tu es un vrai marabout toi » et alors il rigole en me faisant un clin d’oeil.

Quelle est la phrase du coach qui te revient à l’esprit ?

« Il avait le don de donner des frissons lors de ses causeries. Et il avait une phrase qu’il sortait à chaque avant match c’était « s’imposer physiquement avant de s’imposer techniquement ». Et quand on y réfléchit bien c’est la vérité. »

As-tu vécu un moment difficile sur le terrain ?

« Lors du match à Wasquehal où je suis remplaçant et je ne rentre pas. J’ai une longue discussion avec Coach Bechkoura qui m’encourage à continuer mes efforts, de ne pas lâcher et de surtout travailler sur mon agressivité. Il voulais que « je muscle mon jeu comme Pirès ».

Quel fut le retentissement de ce titre au sein du club ?

« Je regrette le manque de médiatisation à l’époque. C’était une immense fierté pour mes proches. Pour autant je n’ai pas ressenti de changement à mon égard malgré mes très bons playoffs, que ce soit du côté de mon agent ou du club… Nous étions pourtant les joueurs qui avaient remporté un titre pour le club après la Gambardella en 91. Nous étions vraiment craints des autres équipes. »

Ce titre de champion de France a t’il été un tremplin pour ta carrière ?

« Ayant subi une rupture des ligaments croisés la saison précédente, le club m’avait prolongé en tant qu’amateur car j’étais en fin de contrat. A la sortie du titre de champion de France, j’ai prolongé d’un an en signant un contrat stagiaire pro et avec une intégration au sein de l’équipe réserve. »

En 2017, Julien est finalement laissé libre par le PSG. Il porte successivement les maillots de Béziers, Pacy Vallée, Dieppe, Poissy, Les Mureaux, Epône, de nouveau Pacy Vallée et enfin Garennes-Bueil.