[Exclu-Anciens] Karamoko (Sassuolo/D1-Ita) : « Jouer à San Siro, c’est comme dans un rêve ! »

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LTDPSG devient partenaire du nouveau média BILLION KEYS. Pour son lancement, découvrez l’interview exclusive de l’attaquant Isaac Karamoko, laissé libre par le PSG en juillet dernier, qui a signé son premier contrat professionnel au sein du club italien de Sassuolo (D1). Après avoir rapidement fait ses preuves avec la Primavera (U19), le longiligne attaquant de 18 ans a fêté ses débuts professionnels en Serie A le 07 avril dernier face à l’Inter Milan. Une équipe qui avait tenté de le recruter, avant qu’il n’opte pour son club de cœur… Extraits.

Etre dirigé par Thiago Motta, est-ce si impressionnant qu’on peut le penser ?

« Le premier sentiment, c’est la joie d’être entraîné par un tel professionnel. Son excellente carrière force le respect au tout début, mais une fois sur le terrain on ne pense plus à tout ça. Lui ou un autre coach, on est là pour donner le meilleur de nous-même sur le terrain. L’admiration est présente les premiers jours, mais très vite on rentre dans une relation professionnelle. C’était un coach nerveux quand ça n’allait pas, car c’est un perfectionniste. Je l’ai côtoyé en début de saison, mais par la suite je suis revenu en U17 Nationaux. Je n’ai pas pu voir son évolution sur toute une saison. »

Pour quelles raisons le PSG ne t’a pas conservé ?

« Je n’ai pas eu de raisons concrètes. Suite à la suppression de l’équipe réserve, nous nous sommes retrouvés avec un groupe d’une trentaine de joueurs. Je montais des U17 vers les U19, tout en sachant qu’il y avait déjà des joueurs surclassés. Ceux qui s’entraînaient avec le groupe pro, n’ont finalement pas pu jouer en N2, et ont donc repris leur place en U19. Nous étions tous regroupés dans un seul et même groupe de travail. Malgré cela, j’ai joué quelques matches, avec plusieurs entrées en jeu. J’ai profité de l’absence des internationaux partis jouer le Mondial U17. Quand ils sont revenus, les places étaient chères. Tout le monde méritait de jouer, mais c’était compliqué. Sans l’absence de l’équipe réserve, j’aurais très certainement joué davantage en U19 Nationaux. »

« J’étais préparé à cette décision du club. Je n’ai pas eu de rendez-vous avec le club, à cause du confinement. Le staff a communiqué la nouvelle par téléphone à mes représentants. De toute façon, j’étais convaincu d’aller voir ailleurs pour favoriser ma progression. C’était la fin d’un cycle tout simplement. »

Qu’as-tu éprouvé en entrant en jeu contre l’Inter Milan ?

« Sur le moment, j’étais comme dans un rêve, comme-ci l’instant présent n’était pas réel. Ce n’est que maintenant que je réalise ce que j’ai vécu. Quand le coache m’a demandé d’aller m’échauffer, j’y croyais à peine. Trente secondes après, il me fait entrer en jeu. Dans ma tête tout allait vite. Le coach savait qu’il s’agissait de mes débuts, il ne m’a pas mis de pression. Nous étions menés, le but était d’essayer d’égaliser. Je suis entré en soutien de l’attaquant. J’ai trop voulu profiter du moment. Je voulais courir et m’amuser. Quand le coup de sifflet a retenti j’étais un peu déçu, je ne voulais pas que ça s’arrête ! San Siro… Rien que de savoir que mon idole R9 (ndlr : Ronaldo le brésilien) y a joué de nombreuses années… Après le match, j’étais content mais j’étais déterminé pour être à fond dès la prochaine séance d’entraînement pour revivre ça. »

« Avant de rentrer, j’ai quand même pensé à tout ce que j’avais fait pour en arriver là. J’ai pensé à mes parents, à mes amis, le temps de quelques secondes. Mais dès que je suis entré en jeu, j’étais focus à 100% sur les consignes du coach. Au début, j’avais un peu les jambes qui tremblaient, c’est normal. Une fois sur le terrain, tu te dis qu’il s’agit d’humains et que seul le terrain qui parle. »