[News-Anciens] Adrien Rabiot valide sa montée en puissance

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Dans un match sans grandes envolées, la Juve a néanmoins su faire le nécessaire pour prendre le dessus sur la Fiorentina (3-0) dimanche dernier. Adrien Rabiot, une nouvelle fois titulaire, est sorti sous les applaudissements. Zoom.

Pas flamboyant mais efficace. La Juve n’a pas renié ses standards, ce dimanche, avec la réception de la Fiorentina. Les deux tirs au but de Cristiano Ronaldo, aux 40e et 80e minutes, et la tête puissante de Matthijs de Ligt (91e) ont suffi pour s’imposer et s’assurer la tête de la Serie A à l’issue de cette 22e journée. Maurizio Sarri, dans un 4-3-3 qui n’en était pas vraiment un, puisque Cristiano Ronaldo et Gonzalo Higuain très axiaux tandis que Douglas Costa occupait l’aile droite, a aussi fait confiance à Adrien Rabiot. Le temps de jeu grandit, la machine physique, gros point fort du Français, se remet en ordre de marche, et l’international sort une nouvelle fois satisfait d’une rencontre sans grande intensité mais intéressant. Car Adrien Rabiot, avec un rôle défini et très précis, a su faire parler ses qualités. Quelques incursions dans la surface adverse, à l’image de cette remise de la poitrine qui aboutit sur l’obtention du premier penalty (37e) et de ce bon centre (65e). Offensivement, on note également cette grosse frappe cadrée de loin (72e) et aussi cette percée plein axe, dès la première minute de jeu, qui bonifie une sortie de balle léchée et une déviation soignée de Cristiano Ronaldo.

Garant de l’équilibre côté gauche

Avec 51 ballons touchés, pire total de l’équipe hors duo d’attaquants, on pourra néanmoins regretter un certain manque d’apport offensif, surtout qu’il souffre de la comparaison avec Miralem Pjanic et Rodrigo Bentancur, hommes clés ce dimanche à l’organisation et même plus haut, puisqu’ils obtiennent les penalties. Mais pour Adrien Rabiot, la principale responsabilité se trouvait peut-être ailleurs. Avec un positionnement varié en fonction de la hauteur du bloc, l’ancien du PSG était surtout missionné d’assurer l’équilibre du onze.

Le Français a quitté le terrain sous l’ovation de l’Allianz Stadium La Juve peut remercier son gardien et son axe défensif, sur ces deux temps forts marqués – de la 20e à la 23e puis autour de la 75e – pour la Fiorentina, mais la rencontre fut une leçon de maîtrise. Sur un côté qu’il côtoie avec Cristiano Ronaldo et Alex Sandro, rarement les plus farouches à la perte du ballon, Adrien Rabiot a, lui, fait le boulot. Preuve en est ce retour défensif à la 6e minute, ou cette interception juste avant la pause (43e). Une activité limitée mais utile, pour un match sans plus mais qui confirme l’importance du Français dans le onze bianconero. En somme, du positif à l’approche des grandes échéances. Et 87 nouvelles minutes pleines, ponctuées par ce petit festival technique (86e), l’ovation de l’Allianz Stadium et les compliments de Maurizio Sarri. Qu’il semble loin le temps des doutes…