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Direction les Deux-Sèvres pour prendre des nouvelles de l’ex-Titi Antoine Leautey (24 ans) qui évolue aux Chamois Niortais (L2) depuis juillet 2017.
L’attaquant né à Versailles (78) revient en exclusivité pour LTDPSG sur ses années passées au PSG notamment celles en préformation, mais également sur sa saison actuelle lors de laquelle il fut le joueur le plus utilisé de son équipe.
Confinement dû au COVID-19
« Je suis à Niort avec ma femme. Comme tout le monde, je suis un peu inquiet sur la situation. Je suis également impatient de reprendre le football. Pour cela, je m’entraîne tous les jours en suivant le programme transmis par le club. Ce matin, nous avons réalisé une séance collective en visio conférence avec notre coach et notre préparateur physique. En parallèle, je joue à des jeux de société, à la PS4, je lis des livres et je vais sur les réseaux sociaux. Dans l’absolu, ça ne change pas trop de mon quotidien habituel, mis à part que je ne me rends pas au club. »

Sa saison à titre personnel
« Elle n’est pas des plus satisfaisantes, notamment sur le plan des stats qui ne représentent pas réellement ma saison (ndlr : 27 matches : 20T+7R+1B+2PD). Je n’ai jamais été un buteur, je dois encore progresser en phase de finition. J’ai malgré tout gagné en expérience puisqu’il s’agit de ma 3e saison pleine en L2 (ndlr : joueur le plus utilisé de l’effectif avec 93 matches depuis 2017). »
Sa saison à titre collectif
« Compliquée… (ndlr : Niort est classé 18e, barragiste pour le maintien en L2). Nous avons le groupe le plus jeune du championnat, nous avons sûrement manqué d’expérience lors de certains moments clés. Certains matches se sont joués à des détails. Il a peut-être manqué de joueurs cadres pour parfois taper du poing sur la table. Pourtant nous avions réalisé un bon début de saison. Tous les éloges reçus ne nous ont peut-être pas forcément aidés. Nous n’avons pas pour autant pris la grosse tête, mais nous avons peut-être fait moins d’efforts dans certaines circonstances. Nous avons peut-être manqué de sérieux, en pensant que nous étions plus forts que ce que nous étions réellement. Il aurait fallu trouver un bon compromis pour jouer avec et sans pression. Les changements d’entraîneurs n’ont pas facilité la tâche non plus. A ce niveau, je prends plutôt les choses du bon côté ! En effet, c’est enrichissant de découvrir de nouvelles approches du métier. Ce sont les aléas du football, malheureusement… »

Son expérience en L2
« Sur le plan du jeu, je pensais que cela serait plus ouvert, avec des espaces pour faciliter des contres (ndlr : Antoine est arrivée de l’USBCO en 2017, où il évoluait en N1). En fait, tu n’as pas le temps de respirer ! Dès que tu as le ballon, il y a un pressing constant. Il faut vite voir le jeu, et donc être à l’aise techniquement. Les stades sont plutôt agréables, notamment Bollaert ! C’est à vivre au moins une fois dans sa carrière ! Alors c’est certain, les affluences ne sont pas celles des D2 Allemande et Anglaise, mais ça reste plaisant quand même. La presse sportive est également bien présente, il y a une bonne couverture. Quant à mon jeu, je cours énormément dans mon couloir. Les gens jugent souvent un joueur vis à vis de ses stats, mais si on s’arrête aux miennes elles ne reflètent en rien mon réel apport. Je sais que je dois progresser dans le dernier geste, mais on ne peut pas me reprocher de ne pas mouiller le maillot. »
Son passage au PSG
« J’y ai joué 7 ans, de la section amateurs à la préformation. J’appartenais à la promotion 96, avec les Yohan Demoncy (US Orléans), Félix Eboa Eboa (EA Guingamp), James Léa Siliki (Stade Rennais), Dylan Batubinsika (Royal Antwerp FC), Cheik Traoré (RC Lens), Kingsley Coman (Bayern Munich), Moussa Dembélé (OL)…A cette époque, beaucoup d’observateurs mettaient davantage en avant la promotion 94 qui était certes très forte, mais dont la plupart des joueurs n’ont finalement pas réussi. Le PSG n’a pas souhaité me faire intégrer le centre de Formation, tout simplement parce que je n’avais pas le niveau. Ce qui est vrai, je ne vais pas le cacher ! J’étais petit, je manquais d’impact physique. J’avais une bonne technique, mais face aux autres équipes parisiennes ça ne suffisait pas. J’avais du retard sur le plan de ma croissance. J’étais vif, mais avec une course lente. Je n’en veux à personne. »

Son après-PSG
« J’essaye malgré tout de rebondir, à l’ES Troyes AC. Je me suis malheureusement confronté à la même réalité. Technique mais pas assez d’impact physique pour espérer y continuer…Là, j’ai pris un coup au moral. Si je jouais au foot, c’était pour être pro ! Alors je suis revenu dans les Yvelines. Le hasard des choses m’a emmené à l’US Marly-le-Roi, un club que je ne connaissais même pas et assez loin de chez moi. J’ai retrouvé un peu de plaisir dans un football sans pression. Puis je signe au FC Mantois en U19 DH. Le club voulait que je joue en équipe fanion (ndlr : CFA), mais moi je ne le souhaitais pas. Je m’entraînais parfois avec l’équipe première, mais sans réel intérêt. J’ai réalisé une très grande saison en U19, au point d’attirer le SM Caen. Le SMC me convoque pour effectuer des tests, mais je n’avais pas plus que cela envie de retourner en centre de Formation. Je me casse la clavicule et ne peut finalement y aller. Quelque part, j’étais content ! Pourtant, le SMC souhaite me faire signer quand même ! L’amour du foot prend le dessus et j’y vais tenter ma chance. Je réalise deux belles saisons avec l’équipe réserve (ndlr : 10 buts en 33 matches), mais au final on ne me propose pas de contrat professionnel. J’ai pris un coup sur la tête…L’US Boulogne/Mer, alors en National, me tend la main. Le discours et la méthode du coach, Alain Pochat, me relance. Pourtant, un mois après mon arrivée, j’avais été le voir pour lui dire que je souhaitais arrêter le football ! Mais il a su trouver les mots et me motiver pour réaliser une bonne saison (ndlr : 3 buts en 28 matches). C’est vraiment grâce à lui, si j’en suis là aujourd’hui. »

Son statut de joueur pro
« Le kiffe ! Je suis loin d’être une star, je suis un joueur de L2. Mais c’est le top, sans ça je ne sais pas ce que je ferais. Se lever le matin pour aller s’entraîner est une chance incroyable. Il y a tellement de joueurs qui auraient mérité cela. A moi de bosser encore davantage pour rejoindre les autres Titis qui eux sont tout en haut ! »
Ses ambitions à 24 ans
« J’arrive en fin de contrat. On va donc voir ce que le mercato me réserve. Maintenant que je suis dans le système, je n’ai qu’une envie, c’est de continuer le plus haut possible. Je sais qu’à tout moment ça peut s’arrêter. L’étranger me tente, ça passera par de bonnes performances. »
Son mot de la fin
« Restez chez vous et profitez de votre famille ! Il ne faut pas oublier les choses importantes. Et puis un grand merci à l’Association des Titis du PSG pour le suivi et la prise de nouvelles régulières. Pas une journée sans être connecté ! »

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