[News-Anciens] Justier : « Le Parc, ça reste je pense pour tous les joueurs, quelque chose de grand »

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Les fans parisiens le surnommaient Juju. Lionel Justier est entré dans l’Histoire du Paris Saint-Germain un jour de 1975 contre Reims. Avec Jean-Marc Pilorget, François Brisson et Thierry Morin, il incarna la jeunesse rouge et bleue, les fameux 4 Mousquetaires ! Pendant trois années, le milieu né à Asnières-sur-Seine porta le maillot parisien avant de poursuivre sa carrière entre autres, du côté de Brest. Le Titi du PSG s’est confié auprès du site officiel avant le match entre ses deux anciens clubs.

Lionel, quel genre de joueur étiez-vous à l’époque, au moment d’intégrer le groupe professionnel à Paris ?

« J’étais un battant, avec un gros cœur ! J’aimais être un peu partout sur le terrain. Mon poste de prédilection était au milieu… Avant de jouer pour Paris, j’avais fait des essais ailleurs. Dont un à Sochaux. À l’époque, Joël Bats y jouait. Les Sochaliens m’avaient dit qu’il me rappelleraient mais je n’ai jamais eu de leurs nouvelles. Le Paris Saint-Germain m’a alors aussi fait faire des essais et apparemment, ça leur a convenu (rires)… Et peu de temps après, j’ai rejoué avec Paris à Sochaux et ils étaient surpris de me voir (rires). Je leur ai juste dit qu’ils avaient raté le coche. »   

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Quels sont vos meilleurs souvenirs à Paris ?

« Pour moi, les matches marquants, c’étaient ceux contre Saint-Étienne. C’était blindé au Parc. Et c’était la grosse cylindrée de l’époque. Le rouleau compresseur stéphanois. Je me souviens de notre victoire 2-1 à domicile, on avait fait un super match !  À Paris, j’ai bien sûr connu de bons et de moins bons souvenirs. La première saison était évidemment belle pour moi : j’étais comblé. À partir du moment où je suis entré dans l’équipe avec Jean-Marc Pilorget, on a fait pratiquement tous les matches jusqu’à la fin du championnat. J’avais 19 ans. Je ne peux bien sûr pas oublier que j’ai aussi été le plus jeune joueur de Paris à marquer un doublé, c’était face à Nîmes. Kouassi a depuis battu le record en en mettant deux à 17 ans contre Amiens. Mais mes meilleurs souvenirs, ça reste contre Saint-Étienne. Je me rappelle de ce match, où j’avais tout donné et où le public scandait mon nom. C’était vraiment une autre dimension. »  

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Vous avez déclaré que le Parc des Princes vous avait marqué à vie ?

« Il est emblématique. Le Paris Saint-Germain va avec le Parc des Princes et réciproquement. Le Parc, ça reste je pense pour tous les joueurs, même ceux qui n’ont jamais joué à Paris, quelque chose de grand. »   

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Vous avez été l’un des 4 Mousquetaires. On imagine que de voir évoluer ces derniers temps Xavi Simons, Édouard Michut, Ismaël Gharbi ou encore Éric Junior Dina-Ebimbé, la jeunesse parisienne, ça doit vous faire chaud au cœur ?

« C’est une bonne chose. Et ça ne peut leur apporter que du bien. Pour progresser, il faut jouer assez rapidement au moins en championnat. Ils doivent pouvoir montrer qu’ils sont là. Ces jeunes ont des qualités et ils ne peuvent que s’améliorer au contact des plus grands. Avec des joueurs comme Mbappé, Messi et Neymar, ça ne peut que vous faire progresser. »  

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Quel est le joueur de l’effectif actuel qui vous séduit le plus et celui qui vous ressemble le plus ?

« Pour moi, il n’y a pas photo. C’est Kylian Mbappé. Lui, c’est un petit génie. C’est le futur grand du football français et international… Sinon, pour son côté batailleur et ses qualités techniques, je me sens assez proche d’un Marco Verratti. Verratti, c’est quand même un petit phénomène balle au pied. C’est souvent très dur de lui prendre le ballon. Je me comparerai donc plus à lui pour la combativité. Même si j’étais certainement un peu moins fort que lui techniquement. Mais comme lui, j’aimais bien gratter des ballons, le donner à mes partenaires dans les meilleures conditions. Et Verratti ne perd pas beaucoup de ballons dans un match. Quand il est en forme, il est intouchable au milieu du terrain. »  

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Vous avez aussi joué pour Brest ?

« J’ai vécu de très bons moments à Brest. Déjà, j’adorais la région. La Bretagne, c’est les terres de ma mère. Je me suis fait beaucoup d’amis là-bas… Quand je suis revenu la première fois au Parc des Princes avec Brest, on avait fait 0-0. Et je me souviens que c’était notre premier bon résultat cette année-là. Ça ne nous avait pas empêché de redescendre direct à l’échelon inférieur à la fin de la saison… Samedi soir, oui, je serai pour Paris parce que c’est quand même mon club de coeur mais Brest y tient sans problème la deuxième place… »  

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Votre pronostic pour ce match ?

« Ce sont deux équipes qui jouent bien au football donc je pense que ça va être un bon match. Allez, je dirais 3-1 pour Paris. »