[News-D1F] PSG – OL : une affiche franco-française avec une seule place en finale de l’UWCL

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Parfois copines en sélection, toujours rivales sur le terrain, Lyonnaises et Parisiennes exportent leur « classique » du foot français mercredi (20h) à Bilbao en demi-finale de Ligue des champions féminine, les quadruples tenantes du titre devant s’attendre à un combat difficile contre leurs ambitieuses adversaires.

Il y aura du beau monde sur la pelouse du San Mamés, le superbe stade de l’Athletic Bilbao aux 53 000 sièges rouges laissés vides de tout supporter, précaution sanitaire oblige. Et le casting ressemblera à celui de l’équipe de France. Reines absolues de la compétition, les Lyonnaises Wendie Renard, Sarah Bouhaddi, Eugénie Le Sommer et Amel Majri veulent préserver leur rêve d’une cinquième étoile consécutive. Mais en face, le PSG de Kadidiatou Diani, Marie-Antoinette Katoto et Grace Geyoro arrive poussé par l’espoir d’un premier titre continental.

Sur un match sec, tout est permis. Le combat sera difficile parce qu’elles se connaissent bien, a résumé auprès de l’AFP la sélectionneuse des Bleues Corinne Diacre, attendue mercredi à Bilbao comme observatrice technique pour l’UEFA.

De fait, les confrontations OL-PSG ont le parfum des grands chocs, nourris par des souvenirs de rencontres souvent très serrées, et toujours accrochées. Il ne faut pas remonter très loin pour retrouver la trace de la dernière, disputée le 9 août à Auxerre en finale de Coupe de France (0-0, 4-3 t.a.b.). À l’expérience, les Lyonnaises s’en étaient sorties aux tirs au but grâce à Bouhaddi, gardienne spécialiste de l’exercice.

Henry incertaine

Depuis, les Parisiennes ont franchi un palier que ce soit athlétiquement mais aussi dans le jeu, prévient cependant Diacre, après avoir vu une équipe se portant très rapidement vers l’avant samedi en quart contre les Anglaises d’Arsenal (2-1).

Dans le même temps, Lyon a connu quelques frissons en fin de match contre le Bayern Munich (2-1), une rencontre lors de laquelle la milieu Amandine Henry est sortie blessée dès la mi-temps. La capitaine de l’équipe de France a passé des examens radiologiques lundi et doit poursuivre un protocole de soins jusqu’au match de mercredi, selon l’OL qui devra très certainement se passer d’elle.

Ce qui est sûr, c’est que le billet pour la finale sera très disputé entre deux formations qui ont déjà un contentieux sur la scène européenne. Il y a surtout la finale de l’édition 2017 (0-0 a.p., 7-6 t.a.b.), remportée à Cardiff par les partenaires de Bouhaddi, décisive avec un tir au but marqué et un autre manqué par son homologue parisienne Katarzyna Kiedrzynek. Le PSG garde aussi en mémoire la gifle 7-0 reçue en demi-finale aller l’année précédente.

« Aller plus loin, plus fort »

De toutes les joutes continentales, Paris n’a gagné que celle de novembre 2014, en huitième de finale retour (1-0, après 1-1 à l’aller) dans l’ancien stade Gerland à Lyon. L’équipe entraînée depuis 2018 par Olivier Echouafni rêve de rééditer la performance. On s’est fixé des objectifs. Après cette Coupe de France, on a à cœur de réaliser un très beau parcours et d’aller jusqu’au 30 août, date de la finale à Saint-Sébastien.

Face à lui, l’entraîneur des Lyonnaises Jean-Luc Vasseur s’attend à un match compliqué mais reste sûr de sa force, celle d’une équipe sacrée six fois en Coupe d’Europe (2011 et 2012, puis de 2016 à 2019). Ça reste un match de Ligue des champions, c’est ce qui nous anime, ce qui nous motive encore plus, ce qui nous permet d’aller parfois peut-être plus loin, plus fort, anticipe l’entraîneur, arrivé l’été dernier sur le banc de touche lyonnais en remplacement de Reynald Pedros.

Le vainqueur affrontera les Allemandes de Wolfsburg, récentes lauréates du Championnat et de la Coupe d’Allemagne, qui ont battu le FC Barcelone en demi-finale mardi soir (1-0)…

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