[News-Pros] Dagba : « Je suis très fier de représenter le centre de formation à un tel niveau »

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De retour au premier plan, Colin Dagba (22 ans, 20 matchs et 1 but en L1 cette saison) profite du travail de l’entraîneur Mauricio Pochettino. Le latéral droit du Paris Saint-Germain se sent capable de répéter les efforts grâce aux séances préparées par l’Argentin. Le défenseur s’est confié au micro de PSG TV.

Colin, après ce début de saison mouvementé, comment vas-tu ?

« C’était un peu compliqué en début de saison pour moi. Je ne jouais pas trop, puis j’ai eu ma période Covid, et une blessure aux ischios, donc ça a été un peu plus compliqué. Mais avec le nouveau coach, j’ai senti la confiance et quand je suis revenu, j’étais bien, j’ai récupéré du temps de jeu. Et là, avec les deux derniers matchs de Ligue des champions que j’ai joués, forcément ça va très bien. »

Justement, comment as-tu vécu l’arrivée du nouveau coach ?

« Pour commencer, j’ai senti dès le début qu’il me faisait confiance. Après, j’aime beaucoup les entraînements, il y a beaucoup de jeux avec des grands espaces dans les séances, un peu plus de courses. Et même quand je ne joue pas, c’est important de faire du travail en plus sur le terrain. J’ai une très bonne relation avec lui, je ressens sa confiance. À l’entraînement, les latéraux travaillent beaucoup, on court énormément. Et c’est important parce que les latéraux modernes doivent apporter défensivement mais aussi offensivement. Même si on sait que le plus important pour un latéral, ça reste la défense. D’ailleurs on l’a vu face au Bayern, car même si j’ai pu me créer quelques occasions, j’ai bien plus apporté dans le secteur défensif. »

Tu es arrivé en provenance du Nord (Béthune) mais tu T’affiches comme un véritable Titi. C’est une fierté pour toi ?

« Je pense que tout le monde me considère comme un Titi, et moi je fais pareil ! Je suis arrivé en U19, donc j’ai connu le centre de formation. Après moi, je suis du Nord parce que mes parents ont déménagé pour le travail. Mais toute ma famille est sur Paris, j’ai toujours eu ce lien avec cette ville, avec ce stade où la famille allait. J’ai toujours aimé la ville de Paris et quand j’ai signé au club, c’était le plus beau jour de ma vie. Et quand je joue des matches comme face au Bayern, je suis très, très fier de représenter le centre de formation à un tel niveau. J’espère qu’ils sont aussi fiers de moi. D’ailleurs, pour les jeunes qui arrivent, j’essaye de leur donner des conseils à mon tour, sur le terrain, en dehors, quand il faut aller à la gym… Presnel (Kimpembe), c’est un peu leur grand-père, et moi, je suis un peu plus jeune alors je prends le relai, je deviens leur père (rire) ! »

Comment as-tu vécu le match face au Bayern, de l’intérieur ?

« Moi, déjà, avant le match, j’étais très excité à l’idée de jouer ce genre de rencontre. Plus jeune, devant ma télé, j’avais envie de disputer ces matches. Après, ce qui m’a marqué avant le match, c’est lorsqu’on est partis de l’hôtel. Tous les supporters qui prenaient leur maillot sur le coeur, et je me suis dit ‘ce soir, on va le faire pour eux’. On est obligés de le faire pour les rendre fiers parce qu’ils sont là pour nous, ils sont peut-être sortis vite du travail pour venir nous encourager.  On s’est tous déchirés pour eux sur le terrain. Je pense que tout le monde a tout donné. On l’a bien vu, même Kylian quand on voit la grosse course qu’il a fait, Ney qui venait fermer, Angel qui venait m’aider. Tous les attaquants ont défendu pour nous. On a tous sorti nos tripes sur le terrain. Ça s’est vu et on l’a tous fait pour la ville, pour les supporters. »

Après une telle rencontre, il va falloir maintenir la cadence, car il faut déjà recevoir Saint-Etienne ce dimanche…

« Je pense qu’on doit utiliser le match du Bayern comme un socle pour continuer à faire ce genre de match, que ce soit en Ligue 1 ou en Coupe de France. On doit garder ce niveau de concentration, ce niveau de détermination, tout donner pour aller chercher toutes les victoires possibles, et chercher ce titre de champion. Et je pense que ce sont des matches comme ça, qui doivent être notre référence. On est conscient que nous devons faire un sans-faute jusqu’à la fin de la saison. Je pense qu’on a notre destin entre les mains et c’est à nous d’aller chercher le plus de victoires possibles. »

Paris est actuellement deuxième d’un championnat très relevé. Quel regard portes-tu  sur la Ligue 1 ?

« C’est sûr que c’est un peu plus compliqué dans la peau du chasseur. Mais franchement, cette année, le niveau est vraiment très relevé. Lille est une très, très bonne équipe. On a eu des difficultés contre Lyon aussi et Monaco qui n’est pas loin non plus. On se dit que le niveau commence à s’élever de plus en plus. Il y a un très, très bon niveau cette année. »