[News-Pros] Kylian Mbappé a échangé avec Thomas Pesquet !

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C’est un appel pour le moins peu commun qui s’est déroulé ce lundi. Kylian Mbappé et l’astronaute Thomas Pesquet, qui font sûrement partie des Français les plus connus au monde, ont pu s’entretenir en vidéo quelques jours avant le début de l’Euro de football.

« C’est fou ! Je n’en crois pas mes yeux. C’est la première fois que je vois ça et je suis vraiment épaté » a déclaré d’emblée l’attaquant de l’équipe de France, très heureux de pouvoir s’entretenir avec son compatriote astronaute. En face, Thomas Pesquet, en grand amateur de sport, était aussi ravi. « Tu es un peu le premier à faire partie d’un vol spatial par ballon de football interposé, donc félicitations », lui a-t-il répondu un ballon entre les mains au sein de la station spatiale internationale( ISS).

Curieux, Kylian Mbappé s’est empressé de poser pleins de questions au Rouennais sur les sensations que cela procure d’être dans l’espace et notamment pour jouer au football par exemple. « Ce n’est pas facile à maîtriser en apesanteur. Moi, déjà, je suis très mauvais au football. Là, c’est encore pire. Je t’avoue que j’essaye avec mes collègues. Je te promets, le week-end on a essayé un petit peu, ça fait un peu comme des buts et tout ça mais vraiment, ça ne marche pas génial. À part pour les retournés acrobatiques, là pour le coup on a un avantage, mais c’est vraiment le seul truc pour lequel on a un avantage. »

La conversation a également dérivé sur les travaux de Thomas Pesquet au sein de l’ISS. Puis les sciences au service de la performance dans le football ont interpellé l’astronaute. « C’est omniprésent, c’est devenu un point de repère, a expliqué Kylian Mbappé. On a toujours des tests en début de saison. On peut individualiser notre travail en fonction de nos tests, en fonction de nos résultats, pour ensuite voir la marge de progression sur une saison. Il y a aussi un suivi au niveau de la nutrition, du sommeil. Il n’y a rien qui est laissé au hasard aujourd’hui. Je suis dans le monde professionnel depuis 4-5 ans. Je vois cette évolution, alors que ceux qui sont plus vieux que moi, qui ont duré, je n’imagine même pas. »

Les deux hommes sont à la pointe dans leur domaine respectif et apparaissent comme des leaders. L’un sur le terrain de foot, l’autre comme commandant de bord au sein de l’ISS. « C’est un travail de tous les instants et qui est beaucoup dans l’ombre. Tu ne récoltes pas tout de suite les lauriers de ton travail quand tu es capitaine. Il faut être prêt pour cela. Je pense qu’on ne choisit jamais les capitaines au hasard. Si on est choisi, que ce soit dans le foot ou dans la vie, c’est qu’on a vu qu’ils avaient les capacités pour mener les autres vers le haut, pour les tirer vers le haut », a estimé l’attaquant du Paris SG.

Thomas Pesquet s’est ensuite aventuré dans une analogie entre sa mission spatiale et la vie en communauté des 26 joueurs de l’équipe de France durant l’Euro. « On va vivre six mois un peu en vase clos, entre nous, en groupe. Je sais que vous dans une grande compétition, c’est un peu la même chose. Le stage de la compétition, l’isolement, certains de tes coéquipiers sont tes amis, d’autres, tu ne les as pas choisis. »

Au bout d’une vingtaine de minutes que les deux hommes ont particulièrement appréciées, il était temps pour chacun de retourner à ses occupations et Thomas Pesquet de conclure auprès de son cadet en vue de l’Euro : « Rendez-nous fiers, j’essaie de tout faire pour donner une bonne image de la France et je suis sûr que vous le ferez aussi. »