[News-Pros] Mbappé : « C’est une année particulière à laquelle il faut s’adapter »

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Une finale de Ligue des Champions le 23 août, une reprise de la Ligue 1 (décalée) le 10 septembre, le Paris Saint-Germain a eu très peu de temps pour passer d’une saison à l’autre. Un enchaînement difficile à encaisser psychologiquement pour l’attaquant Kylian Mbappé (21 ans, 5 matchs et 6 buts en L1 cette saison) comme il l’a confié lors d’un entretien accordé au site officiel du club.

Après la défaite face à Manchester United, il va très vite falloir se remettre dans la compétition. Te sens-tu prêt ?

« Ce n’est pas la première fois qu’on perd le premier match de la phase de groupes. On sait comment réagir. Les matches s’enchaînent vite et on va essayer de gagner à Istanbul pour faire honneur à ce maillot et au club. Tous les matches sont importants, mais quand vous jouez tous les deux ou trois jours, ça reste difficile, même si vous êtes le plus grand des compétiteurs. »

On a le sentiment que physiquement, la reprise a été très difficile pour les Parisiens. Quel regard portes-tu sur cette rentrée ?

« La reprise a été difficile physiquement, mais surtout mentalement, car il n’y a pas eu de préparation. Nous sommes revenus d’une finale fin août, puis nous sommes partis en sélection, d’autres joueurs ont eu le Covid. C’était particulier. C’est une année particulière à laquelle il faut s’adapter.
Mais mentalement, c’est difficile de se remettre. Dans mon esprit, et nous sommes plusieurs à le ressentir, ce n’est pas une nouvelle saison. C’est comme si c’était la continuité de la dernière saison. Pour moi, on est au 60ème match de la saison, et pas au 9e match de la nouvelle saison. Pour moi, une nouvelle saison, c’est quand tu as une coupure pendant laquelle tu as eu le temps de recharger les batteries. Là, on est juste dans les prolongations, c’est un marathon qui continue, donc ce n’est pas évident. Normalement, après la finale de la Ligue des Champions, tu gagnes, ou tu perds, mais après tu as des vacances, où une compétition en équipe nationale et ensuite des vacances. Mais quoi qu’il arrive, tu coupes avec le football, tu recharges les batteries pour être efficace et bien te préparer pour une nouvelle saison. Là, nous avons perdu la finale, et il a fallu rejouer tout de suite. Moi, j’aime jouer, j’aime ce sport, j’aime toujours être sur le terrain, donc tu ne me verras jamais me plaindre des matches. Mais dire que ce n’est pas évident à gérer, ce n’est pas une plainte, c’est un constat.»

Après 5 matches, tu es déjà impliqué dans 10 buts, avec 6 réalisations et 4 passes décisives. Aider tes coéquipiers à marquer, est-ce que c‘est un axe sur lequel tu travailles ?

« Bien sûr. Je pense que je dois évoluer et j’en prends conscience chaque jour. Ce n’est pas parfait. Je ne suis pas parfait. Il y a des matches où je n’ai pas été bon, mais je continue de progresser. Je pense aussi qu’il faut jouer avec les autres. Tu ne gagnes pas tout seul et ça, c’est le plus important dans un sport collectif. Ce n’est pas encore parfait parce que je suis un attaquant et un attaquant, au fond, on lui apprend à être égoïste à être dans sa bulle. C’est un poste très spécial, et je sais qu’il est difficile de comprendre l’état d’esprit d’un attaquant. Mais je fais un travail sur moi-même, je sais que pour gagner un match il faut travailler tous ensemble, et savoir faire briller les autres aussi, c’est aussi important que de briller soi-même. Ça, c’est vraiment quelque chose que je suis en train d’apprendre. Je sais que ce n’est pas parfait, mais j’ai montré que j’étais capable de faire jouer les autres aussi, tout en conservant mon envie de marquer, parce que c’est aussi ça qui peut faire basculer des matches. Tout est une question de bon choix et je suis dans cette phase, où j’apprends encore à faire les bons choix. J’ai pas mal d’aspects sur lesquels je dois progresser et je suis sur la bonne voie, donc je suis content. »

Est-ce que la défaite lors du premier match rajoute de la pression avant le déplacement en Turquie pour affronter l’Istanbul Başakşehir ?

« Non, non, parce que la Ligue des champions, ce sont des matches que tu dois toujours gagner. Même si on avait gagné le premier match, celui-ci aurait eu la même importance. Il faut gagner. Quand tu joues à Paris, il faut toujours gagner. Donc, c’est sûr qu’en perdant, les gens vont nous attendre un peu plus. Mais la pression sera la même. On a toujours la pression quand on joue, et ça ne changera pas contre Istanbul.»