[Revue de Presse-Anciens] Dramé : « L’Atalanta n’a peur de rien, la pression est sur Paris » (Ouest-France)

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Formé au Paris Saint-Germain, le latéral gauche Boukary Dramé (Paganese Calcio/D3) a évolué à l’Atalanta Bergame de 2014 à 2018. Pour le quotidien Ouest-France, l’international sénégalais décrit le club italien, son image, ses cadres, son entraîneur avant son duel face au PSG, en quart de finale de la Ligue des champions mercredi à Lisbonne (21 h). Morceaux choisis.

Image de l’Atalanta en Italie

« C’est un club qui est très respecté par son histoire, un peu comme Bordeaux, en France. En plus, cette saison, il ne reste que Bergame comme équipe italienne participante au Final 8. Tout le pays les soutient. »

Atalanta Bergame

« L’Atalanta est une équipe en grande, très grande confiance. Les joueurs évoluent ensemble depuis longtemps, le coach est là depuis quatre ans. C’est une formation qui se connaît par cœur. Elle n’a peur de rien. S’ils sont menés, ils ne lâcheront rien. Surtout, elle n’a rien à perdre. Arriver en quarts, c’est déjà énorme pour eux. Ce Final 8 de Ligue des champions, c’est du bonus. La pression est sur Paris. »

Favori

« L’Atalanta a l’avantage du rythme. Depuis le confinement, ils ont enchaîné les matches à enjeux, de haut niveau. Paris, lui, a repris mais ce ne sont ni ses finales de Coupe ni ses matches amicaux contre des équipes assez faibles qui l’ont mis au niveau Ligue des champions. Après, vous me direz que Lyon a éliminé la Juventus dans le même contexte. Mais je vous répondrais que Bergame est aujourd’hui supérieur à la Juve. Après, Paris reste une énorme équipe de stars. Sa performance dépendra aussi de la présence, ou non, de Mbappé… Allez, je dirais que c’est du 60-40 pour Paris, mercredi soir. »

Top Players

« Il y a Josip Iličić, mais il est blessé. Son absence pourrait peser mais la grande force de l’Atalanta, c’est un groupe où personne n’est indispensable. Après, il y a Papu Gomez, qui réalise clairement sa meilleure saison. Il est au top de sa forme. Il y a aussi Zapata, toujours dangereux, Muriel, qui est capable d’inventer un truc de fou à tout moment. »

Défense friable

« C’est un cliché. La défense de Bergame prend des risques mais elle n’est pas friable. En fait, ça ne leur fait pas peur d’être en un contre un en phase défensive. Ils sont habitués et défendent très bien. »

Gasperini

« Il est l’élément indispensable. En quatre ans, il a su créer plus qu’une équipe, un groupe. Je suis persuadé que sans lui, il n’y aurait pas les mêmes résultats. Il a valorisé l’Atalanta par son style et sa personnalité. Il pratique un football très intense, qui prend beaucoup d’énergie. À l’époque, on se plaignait beaucoup de ses entraînements, avec de longues séances basées sur le physique. Mais, avec du recul, il avait raison. Son football ne laisse aucune respiration à l’adversaire. Ça court constamment. Gapserini me fait penser à Marcelo Bielsa, en fait. Soit tu l’écoutes et tu vas dans sa direction, soit tu n’es pas content et ciao. Il impose son style, tu suis, ou pas, mais il ne changera pas. »

Supporter du PSG

« Le PSG, car j’y ai passé le plus d’années. Ce club, c’est celui de mes débuts, de la formation, là où j’ai découvert le football professionnel. À l’époque, ce n’était pas le PSG des Qataris. C’était des années de galère, avec beaucoup d’entraîneurs, un contexte tendu avec les supporters. Tout cela m’a forgé. Bergame, j’étais plus mûr. J’étais un joueur confirmé, qui venait pour s’installer dans l’équipe et montrer sa valeur. J’y ai vécu trois belles saisons et demie, même si ça s’est mal terminé. J’en garde un excellent souvenir. »