[Revue de Presse-Anciens] Edouard Cissé : « Si les Palois arrivent pour faire des selfies, c’est mort. » (Le Parisien)

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Edouard Cissé (41 ans), s’est réjoui quand le tirage au sort du huitième de finale de Coupe de France a désigné le Pau FC (National), son ancien club et celui de sa ville natale, comme adversaire du PSG où il a joué pendant dix ans (1997-2007). Il s’est confié auprès du journal Le Parisien sur cette rencontre de mercredi qui selon lui ne laisse guère de place au suspense. Morceaux choisis.

Pau-PSG, est-ce un match que vous auriez aimé jouer ?

« Mais je l’ai joué, il y a 22 ans ! En Coupe de France déjà. Début 1998 je crois. Je venais juste de signer à Paris et je retournais face à mon ancienne équipe. On avait gagné 1-0 après prolongation (NDLR : but de Rai à la 113e minute) et j’étais entré une dizaine de minutes (il avait en fait remplacé Fournier à la 68e). »

Quels souvenirs en gardez-vous ?

« C’était un match très tendu avec pas mal d’expulsions du côté des Palois ( trois ). Après le match, Alain Roche et d’autres étaient venus me dire : c’était ça ton ancienne équipe ? Mais c’est des bourrins ! ( rires ) J’avais répondu : non, non, on jouait bien avant ! »

À quoi ce Pau-PSG de 2020 va-t-il ressembler ?

« Je pense que le Pau FC avait plus de chances de nous battre à l’époque ! Là, sincèrement… J’espère juste que les Palois vont appréhender ce match avec une réelle utopie de l’emporter sinon ça va être la foire. Il y a une telle différence sur le papier que, si jamais il n’y a pas un peu de folie, ce n’est pas la peine d’y aller. Si les Palois arrivent pour faire des selfies, c’est mort. »

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Comment vous êtes-vous retrouvé à faire du foot à Pau ?

Parce que les grands frères jouaient au foot… Mais Pau, c’est la terre du rugby et du basket. Donc à 14 ans j’ai oscillé entre le basket et le foot. Après l’entraînement de foot, je prenais mon vélo pour aller sur le playground du Palais des sports et enchaîner les shoots. Vers 16-17 ans, j’ai choisi le foot parce que finalement je n’étais pas si mauvais et que ça me plaisait.

Vous y pensez avec nostalgie ?

« Ce qui est particulier, c’est que je suis né à Pau mais j’ai commencé le foot, de 8 à 16 ans, dans le petit club, très familial, de Billère, à trois kilomètres. Mon enfance, c’est plus Billère donc, les Rouge et Blanc, à s’éclater avec les potes et… à prendre des valises. J’ai appris à perdre avant d’apprendre à gagner. C’est pour ça que j’ai toujours relativisé mes défaites ! Ensuite le Pau FC m’a permis d’être dans l’antichambre du foot un peu sérieux, où il fallait toujours gagner… Ça a été le début de quelque chose on va dire. »

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Êtes-vous surpris par l’engouement des Palois pour ce match de Coupe ?

« C’est un peu faussé parce que c’est le PSG. Vous iriez sur Mars, ils seraient contents aussi! Mais, oui, il y a une appétence pour le sport à Pau et je pense sincèrement qu’il y a de la place pour les trois sports ( foot, rugby, basket ). Ça a été un cheval de bataille pendant de nombreuses années, mais je crois que le Pau FC mérite au moins d’avoir une équipe en Ligue 2. »

Quel regard portez-vous sur la situation du PSG en ce début 2020 ?

« En France, les Parisiens ont un tel ascendant psychologique qu’on a l’impression que les adversaires n’y croient pas. Mais les rares moments où les équipes y ont cru et ont poussé on a vu Paris en difficulté. Donc là ils font le boulot, mais attention… Le deal c’est février-mars, pas maintenant. Pour la Ligue des champions, il va falloir rehausser le niveau. Or, ils n’ont pas trouvé la solution encore. Le problème, on sait où il est : au milieu. Je mets ça en lumière depuis le début de saison. »