[Revue de Presse-Anciens] Pilorget : « Au PSG, il faut avoir la culture de la gagne ! » (Le Parisien)

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Dans le cadre des 50 ans du PSG, Le Parisien part quotidiennement à la rencontre des anciens joueurs qui en font son histoire. Ce mardi, c’est le Titi Jean-Marc Pilorget (62 ans) qui a remonté le temps auprès du quotidien régional. Morceaux choisis.

Le Parc des Princes

« Quand j’entre dans le Parc des Princes, j’ai toujours la même sensation, ça me prend aux tripes. Je me sens comme chez moi. Dans le vestiaire, j’ai toujours eu la même place, contre le mur et face à la porte, on ne sait jamais (sourire). »

Les joueurs marquants

« Le premier, c’est Jean-Pierre Dogliani. Un capitaine hors-norme. Il accueillait bien les jeunes et, pour cela, n’était pas forcément bien regardé par certains anciens. Mais il avait les bons mots, celui d’un grand frère, d’un homme de valeurs. J’ai bien aimé aussi Jacky Bade qui est ensuite devenu médecin en repartant sur son île de Marie-Galante. Safet Susic lui fait partie des 5 plus grands joueurs de l’histoire du club. C’est simple, il avait tout ce que les autres n’avaient pas (sourire), faisait des choses hors normes. Sur le terrain, je prenais du plaisir à le regarder. »

Jean-Marc Pilorget

Son record de matchs

« On m’en parle souvent même si le proverbe dit que les records sont faits pour être battus, j’aimerais bien qu’il tienne encore longtemps. J’ai vu que Marco Verratti (311 matchs) et Marquinhos (279) n’étaient pas loin, et comme ce sont de jeunes garçons… »

La C1

« Les deux dernières éliminations (NDLR : en fait à Barcelone en 2017 et contre Manchester United en 2019) ont été scandaleuses et intolérables. Les critiques sont 100 fois méritées. Moi, je n’ai jamais joué des matchs de ce niveau-là mais j’en ai disputé d’autres et on a toujours eu un comportement professionnel. A Barcelone, dès la 1re minute, j’ai senti que ça manquait de beaucoup trop de choses. Peut-être qu’à notre époque, on pouvait se montrer plus intimidants sur le terrain et il n’y avait pas autant de caméras, de ralentis. Moi, on m’a souvent dit que j’étais dur sur l’homme mais je n’ai pas le souvenir d’avoir blessé un adversaire. »

Le PSG actuel

« J’aurais adoré y jouer car ils sont tout près de toucher enfin le Graal et cette Ligue des champions. Ce que j’attends de cette équipe, c’est qu’elle titille les grands d’Europe et se rapproche le plus vite possible de son but. »

Son non-retour au club

« Ça m’a surtout attristé que certaines personnes se bougent en vain pour me faire entrer au club. Je pense à Jérôme Touboul, Christian Gavelle et Michel Kollar. J’ai eu un adjoint portugais d’Antero Henrique (ancien directeur sportif) et plus rien… Je me voyais bien missionné auprès des jeunes, j’en vois tellement qui ne sont pas armés. Alors qu’au PSG, il faut avoir la culture de la gagne, l’envie d’être champions d’Europe. Moi, j’ai toujours la niaque ! »

Son actualité

« J’ai cherché du boulot pendant deux ans pour un poste de coach. C’est dur quand on a des entretiens et que ça ne fonctionne pas, que des portes se ferment. J’ai mis un certain temps à l’admettre mais j’ai fait le constat que le football ne voulait plus de moi. À partir de là, s’il ne veut plus de moi, il faut que je m’en détache. Ça a été un long processus, mais aujourd’hui, je suis serein. »