[Revue de Presse-Anciens] Sébastien Cibois : « Je ne voulais pas rester à Paris et ne faire que des entraînements » (RMC Sport)

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Troisième gardien derrière Alphonse Areola et Gianluigi Buffon la saison dernière, Sébastien Cibois a résilié son contrat avec le PSG début septembre. Le gardien de 21 ans, sans club, attend un nouveau projet. Ambitieux et déterminé, l’ex-Titi du PSG ne regrette pas son choix comme il l’a expliqué auprès du média RMC Sport.

Sébastien Cibois, vous avez résilié avec le PSG, quelle est votre situation désormais ? 

« Oui j’ai résilié avec le PSG à 23h30 le 2 septembre et depuis je m’entretiens physiquement, en attendant de retrouver un club. Je m’entraîne avec l’ACBB (Boulogne-Billancourt en National 3, ndlr) pour faire des spécifiques gardien de but. »

Pourquoi avoir résilié votre contrat avec le PSG alors qu’il vous restait deux ans?

« On avait un accord pour arrêter. Ils ne voulaient pas que je continue comme troisième gardien, et moi non plus. Je voulais jouer un peu plus haut. J’ai fait un an et demi en réserve (National 2) donc j’estimais que j’avais fait mon temps. La réserve a été supprimée d’ailleurs, mais même s’il y avait encore une équipe réserve au PSG, je ne serais pas resté. J’aurais pu être prêté, mais je n’ai pas eu cette opportunité. »

Comment avez-vous vécu, justement, l’annonce de la fin de la réserve en fin de saison dernière ?

« Pour moi, ça n’a pas eu un énorme impact car je savais que je n’allais pas continuer en réserve. Pour les U19 de cette saison en revanche, il faudra trouver un autre club la saison prochaine pour aller prendre de l’expérience. Ce n’est pas une bonne chose pour eux de ne plus avoir de réserve. En U19, c’est dur d’être prêt à monter directement en pro. C’est bien de faire une année en réserve pour prendre de l’expérience. »

Rester au PSG, ce n’était pas mieux que de vous retrouver sans club?

« Non, il ne faut pas le voir comme ça. Je ne voulais pas rester à Paris et ne faire que des entraînements. Sans compétition, c’est trop difficile. »

Dans quel état d’esprit vous avez été durant ce mercato?

« C’était très frustrant de ne pas avoir pu trouver de club. J’attendais des opportunités en Ligue 2, en National ou à l’étranger, mais ça ne s’est pas fait. J’ai eu quelques pistes. C’est long, mais il ne faut pas lâcher, je suis très motivé pour trouver un club. »

Avez-vous des contacts actuellement?

« Oui, Guimarães (Portugal) est encore là. On a déjà discuté pendant le mercato. Il y a aussi des clubs en Ligue 2 et à l’étranger, mais le plus concret c’est Guimarães. »

Que gardez-vous de vos années au PSG?

« De très bons souvenirs… Ma formation, mes coéquipiers, mes amis… ces dernières années en pro qui ont été extraordinaires. Je n’ai rien à regretter. »

Même de ne pas avoir pu jouer une minute la saison dernière pour être officiellement champion de France?

« Si c’est vrai. Je pense que j’aurais eu plus de visibilité aussi pour trouver un club derrière. J’étais sur le banc au dernière match. Thomas Tuchel et l’entraîneur des gardiens m’avaient dit que je devais rentrer. Ça ne s’est pas fait car on était en train de perdre. Mais on était déjà champions. Ils auraient quand même pu me faire jouer quelques minutes. »

Et cette dernière année à l’entraînement avec Alphonse Areola et Gianluigi Buffon, c’était comment?

« Alphonse est devenu un très bon ami. On s’entendait déjà bien parce qu’on avait déjà fait six mois ensemble. Gigi est arrivé ensuite. C’est la grande classe, un grand homme. On avait une complicité extraordinaire tous les trois. On travaillait très dur à l’entraînement mais on savait rigoler. On ne peut que grandir avec eux. Même l’entraîneur des gardiens (Gianluca Spinelli) était super. On était une famille avec lui. »

Vous étiez avec eux tous les jours, comment viviez-vous le perpétuel débat sur les gardiens ces dernières saisons?

« Déjà, les trois gardiens, on n’est plus au club… Ils ont tout changé. Après, ils n’ont jamais vraiment donné la chance à Alphonse d’être numéro 1. Bien installé. Pour la confiance, ce n’est pas le mieux. C’est leur choix, ils décident. Mais je pense que ce n’est pas la meilleure solution. »

Quand vous voyez Alphonse numéro 2 au Real Madrid après avoir été champion du monde et numéro 1 au PSG, vous vous dites que ça va vite le football?

« Oui, ça va très vite dans un sens comme dans l’autre. J’étais troisième gardien au PSG, je n’ai pas de club et je suis en difficulté aujourd’hui. J’espère simplement que ma situation va se décanter rapidement. Pour Alphonse, je suis content car, pour moi, il est dans le meilleur club du monde. Il m’a appelé juste avant de signer à Madrid en me disant: ‘soit je suis numéro 2 au PSG, soit je suis numéro 2 au Real’. Je lui ai dit qu’il n’avait même pas à se poser la question. Au Real, il aura peut-être sa chance d’être numéro 1. »