[Revue de Presse-Anciens] Vincent Fernandez : « Avant tout pour les enfants ! » (La Nouvelle République)

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A la fin de sa carrière de footballeur, à la Berrichonne, Vincent Fernandez a décidé de rester dans l’Indre, là où ses enfants étaient scolarisés. Le journal La Nouvelle République est allé à sa rencontre.

On n’a pas toujours besoin de trouver trente-six raisons pour s’installer à Châteauroux, ou dans sa proximité. La preuve ? Vincent Fernandez. Lorsque le gardien de but de la Berrichonne met un terme à sa carrière, en 2012, à 37 ans, il est père de trois enfants : Timo-Théo, alors âgé de 15 ans ; Esteban, 12 ans, et Elisio, 10 ans.

« Avec ma femme, Stéphanie, nous avons décidé de rester au Poinçonnet, à l’époque. C’était avant tout pour la scolarité des enfants. C’était une question pratique avant tout, on voulait qu’ils terminent leur deuxième cycle à Châteauroux. Et puis, il y a eu ensuite l’opportunité de reprendre cette salle de sports au Forum du Poinçonnet. »

“ On aime découvrir le monde ”

Vincent et Stéphanie Fernandez sont les propriétaires de Form and Fitness depuis 2014. Une affaire qui fonctionne bien – la remise en forme est un bon filon –, mais qui ne devrait pas retenir les époux Fernandez lorsqu’ils l’auront décidé.

« Aujourd’hui, Timo-Théo est en master de philosophie à Toulouse et ne veut pas revenir à Châteauroux. Ses deux frères sont respectivement en terminale, à PMC, et en première, à Jean-Giraudoux. Ils sont bien intégrés puisqu’Esteban joue au rugby au Racc et qu’Elisio a longtemps joué au CTC 36, cher à Alain Payet, et fait aujourd’hui de la boxe dans le club de Sébastien Piteau, à Saint-Maur. Quant à l’aîné, il a bien essayé de suivre les traces de son père en étant gardien de but à Arthon, mais il s’est rapidement rendu compte que le fils ne dépasserait pas le père. Pour être franc, si je n’avais pas eu d’enfants, je ne serais pas resté dans l’Indre. »

Né à Saint-Germain-en-Laye, de parents espagnols, originaire de la région de Leon, Vincent Fernandez ne cache pas qu’il a un faible pour le Pays Basque et le bassin d’Arcachon. Une région que le couple pourrait rejoindre lorsque les trois garçons auront quitté le nid douillet du Poinçonnet.

« On aime bien découvrir le monde, on en a les moyens, explique celui qui a encore effectué un séjour au Sénégal avant les fêtes. L’aventure ne nous fait pas peur. Mais ça ne nous empêche pas d’aimer aussi les choses simples. C’est pour ça aussi qu’on apprécie de vivre ici. L’immobilier reste abordable, le cadre de vie est agréable, on n’a pas de problème de circulation. Et puis, ici, l’épicier de mon village, je peux encore le payer à la fin du mois. Je peux aussi aller rapidement en forêt, promener mes deux chiens. Ce sont tous ces petits détails qui font la différence par rapport aux grandes villes. »

Si Vincent Fernandez a fait son trou à Châteauroux depuis 2004, date de son retour à la Berrichonne, et qu’il y est resté pour le bien de ses enfants, la petite famille a fini par y trouver des avantages et s’y sentir très à son aise.

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