[Revue de Presse-Pros] La formation, nouvelle mine d’or ? (Le Parisien)

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Diaby, Weah, Ikoné, Edouard… A eux quatre, ces joueurs comptent 48 matchs sous le maillot de l’équipe première du PSG et ils ont rapporté… 40 millions d’euros (M€) au club de la capitale. Leur départ très précoce, à 20 ans ou avant, illustre la nouvelle politique mise en place par le PSG d’émergence de jeunes talents vendus très tôt.

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Christopher Nkunku, 21 ans, qui a eu plus de temps pour s’exprimer, et Stanley Nsoki, 20 ans, devraient suivre le même chemin dans les prochaines semaines, moyennant une trentaine de millions d’euros supplémentaires.

« Ce n’est pas original, la Juventus ou Manchester City font cela depuis très longtemps, tout comme le Real Madrid ou le Barça, explique Damien Comolli, directeur sportif de Fenerbahçe (Turquie). Ils tentent de former pour eux, en sachant que le pourcentage de chances de sortir un joueur, surtout au niveau offensif, est extrêmement réduit. Et, en même temps, ils forment pour gagner de l’argent. Cela génère des revenus importants dans un contexte où il faut cadrer avec le fair-play financier. »

« Ils ne sont pas considérés de la même manière que les recrues »

Les ventes des jeunes pousses parisiennes réalisées juste avant le 1er juillet illustrent ces propos. Le PSG profite de l‘exposition liée à sa marque et à la participation à la Youth League pour valoriser au mieux ses meilleurs éléments. Il n’a pas besoin de beaucoup les inciter à partir, tant il se répète au camp des Loges qu’il est difficile de gagner sa place chez les pros.

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« Les joueurs s’imposent rarement dans leur club formateur, regrette l’agent d’un des joueurs partis depuis un an. Ils ne sont pas considérés de la même manière que les recrues sur lesquelles le club a investi plus d’argent. » Un sentiment bien ancré malgré les contre-exemples Kimpembe, Areola et Rabiot (les deux derniers ayant été prêtés au cours de leur cursus).

Henrique a quasiment industrialisé la machine à former et à revendre des joueurs

Il reste à savoir si le PSG laisserait encore le temps à de tels joueurs de s’installer, car l’ancien directeur sportif Antero Henrique a quasiment industrialisé la machine à former et à revendre des joueurs.

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Les espoirs sont désormais poussés très tôt à signer pro et le choix est effectué rapidement entre les meilleurs et les autres, comme l’illustre la suppression récente de la réserve. La vente de Moussa Diaby (15 M€) à Leverkusen interpelle aussi, après une unique saison professionnelle réussie (34 matchs, 4 buts, 7 passes décisives, toutes compétitions confondues).

« L’idée est de se demander : ce joueur va-t-il nous aider à gagner la Ligue des champions ? »

« Dans ce système, vous êtes obligé de faire des arbitrages très vite, explique Damien Comolli. L’idée est de se demander : ce joueur va-t-il nous aider à gagner la Ligue des champions ? Trancher très tôt est à double tranchant. Les joueurs peuvent exploser plus tard. C’est pour cette raison que les clubs anglais, la Juve ou le Barça mettent systématiquement un pourcentage à la revente ou une clause de rachat. »

Le PSG a lui aussi quasiment systématisé les intéressements sur les futurs transferts, jusqu’à 50 % pour Jonathan Ikoné. Bernède ou Luzayadio ont récemment quitté le club gratuitement mais avec un pourcentage sur la prochaine transaction.

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L’effectif du PSG pour la saison à venir donne lui aussi une bonne photographie de la politique actuelle. Si les départs de Nkunku et Nsoki se confirment, le groupe pro ne comptera plus que des « Titis » à moins de 25 matchs pros (Dagba, Mbe Soh et Guclu), à l’exception des cadres Kimpembe et Areola.