[Revue de Presse-Club] Lord Kossity : « Je devais rentrer au centre de Formation du PSG » (Eurosport)

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Sa voix rauque et son rire sont reconnaissables entre mille. Son vrai nom – Thierry Moutoussamy – ne vous dit peut être rien, mais son nom d’artiste ne doit pas vous être inconnu : Lord Kossity. Ma Benz’, Vanessa, Hotel Room, et bien d’autres, l’artiste de 47 ans a traversé les générations avec sa musique. Mais avant de se lancer dans le rap, Lord Ko’ envisageait une tout autre carrière. Celle de footballeur comme il l’a confié à Eurosport.

Kossity est un enfant du 94, plus précisément de Créteil : « Je jouais à l’US Créteil. En poussins, puis pupilles. » Et dès son plus jeune âge, Lord Ko’ est amené à côtoyer le football international : « J’ai eu l’occasion de jouer dans des gros stades comme Glasgow ou le Stadio Comunale en Italie. C’était des stades mythiques pour les jeunes de ma génération et ça nous donnait l’occasion de parfois rencontrer des joueurs professionnels.”

Le Thierry tout juste entré dans l’adolescence « rêvait » de devenir footballeur : « J’avais fait des sélections pour rentrer au centre de formation du PSG, j’avais été reçu.” Mais la volonté de ses parents de rentrer aux Antilles a réduit à néant ses rêves de ballon rond : « Ça a vraiment été un drame dans ma jeunesse. J’ai été obligé de suivre mes parents et je leur en ai voulu. J’ai vécu ça comme un vrai déchirement, comme une trahison.” La pilule est passée à sa majorité, lorsqu’il s’est lancé dans le rap.

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Même s’il est désormais loin du foot, Lord Ko’ n’a jamais cessé d’en suivre les évolutions. Il s’est notamment intéressé à cette nouvelle génération de joueurs, issue de quartiers populaires qui, un peu comme Platini dans les années 1980, est parvenue à exploser dans le football. Avec, comme premier exemple, Nicolas Anelka : « C’était l’un des premiers jeunes de banlieue à avoir accès à cette notoriété-là. Il est vite devenu un exemple à suivre pour beaucoup de jeunes, il représentait la fierté de la banlieue. Certains disaient qu’il avait un sale caractère, moi je dis qu’il avait ses idées.”

En se basant sur l’exemple de l’ancien attaquant du PSG, Lord Kossity évoque les difficultés qu’ont eu certains joueurs à se confronter au grand public. « Il y a aussi des codes qu’il faut respecter lorsque l’on vient de banlieue. Anelka a fait partie des premiers qui ont été confrontés à ça : concilier une vraie notoriété de footballeur et cette fierté qui vient de la banlieue. Je pense que c’est difficile d’accorder les deux”, constate l’artiste. « Et c’est pareil pour les rappeurs.”