[Revue de Presse-Pros] Balague : « Non, Leo ne choisit pas ses managers » (Le Parisien)

Publié le

A l’heure où un changement au niveau de la barre technique est annoncé du côté du Parc des Princes, avec peut-être la possible venue de Zinédine Zidane à la place de Mauricio Pochettino, le journaliste espagnol Guillaume Balague a assuré que La Pulga n’a jamais outrepassé sa fonction de joueur. « Non, Leo ne choisit pas ses managers », a-t-il indiqué dans un entretien au Parisien.

Balague, qui a été écrit une biographie sur Messi en 2013, a argumenté en étalant quelques faits importants et à même de convaincre les plus sceptiques : « Lorsque Guardiola décida de partir, Messi tenta de le retenir. En vain. Son assistant Tito Vilanova a pris la suite mais sa maladie a tragiquement écourté son ère. Tata Martino a été désigné pour le remplacer. Argentin et manager des Newell’s Old Boys, l’équipe locale de Messi où il a joué quand il était enfant, tout le monde pensait alors qu’il était le choix de Leo… Faux ! Ils ne se connaissaient même pas. Le président de l’époque, Sandro Rosell, avait rencontré Martino lorsqu’il travaillait avec Nike en Amérique latine et avait été impressionné par son travail au Paraguay. Luis Enrique, emblème du Barça, était un choix réfléchi des dirigeants. Sa relation avec Messi a d’abord été tendue. Très tendue. Puis, les rôles ont été redéfinis pour le plus grand bien d’une équipe qui a ensuite tout gagné. Messi et Luis Enrique se sont quittés en tombant dans les bras l’un de l’autre ».

« Ernesto Valverde entretenait d’excellentes relations avec Messi et,  contrairement à ce qu’on pense, Leo avait suggéré qu’il reste aux commandes malgré de piètres résultats, a continué Balague. Il a été limogé. L’une des décisions étranges du président Bartomeu qui l’éloigna un peu plus du vestiaire. Éric Abidal, alors directeur sportif du Barça, laissa entendre que les joueurs avaient décidé de son sort. Messi sortit de ses gonds, demanda à Abidal d’apporter des preuves de ses accusations et d’assumer ses responsabilités. Avant Quique Setién, Xavi Hernandez a été approché. Un souhait de Messi, a-ton souvent répété. En fait, il ne s’est pas impliqué dans cette histoire. Et son ancien coéquipier n’est pas revenu. »

L’idée selon laquelle Messi est un tyran qui contrôle au sein de ses clubs est définitivement battu en brèche.