[Revue de Presse-Pros] Bamba : « J’ai dit à Moise Kean d’aller doucement face à nous » (Le Parisien)

Publié le

Pour l’Angevin Abdoulaye Bamba, Moise Kean, auteur de 11 buts cette saison, a trouvé avec le PSG un club favorable à son épanouissement, comme il le confie auprès du journal Le Parisien.

Vous êtes référencé sur plusieurs sites Internet comme étant le cousin de Moise Kean. Est-ce exact ?

« Non je ne suis pas son cousin. En revanche, nous nous connaissons depuis notre enfance, car nos familles vivaient à Turin, en Italie, et se fréquentaient. Nous sommes tous les deux d’origine ivoirienne et nous nous retrouvions à l’occasion de fêtes, de mariages, ou bien il venait à la maison. »

Quel souvenir en gardez-vous dans son enfance ?

« J’étais plus proche de son grand frère Giovanni, car nous étions à peu près du même âge (NDLR : Bamba a 30 ans, Moise Kean 21 ans). Mais je me souviens que quand Moise venait chez nous, il demandait tout le temps du Degué, une préparation à base de semoule et de lait très populaire en Côte d’Ivoire, il adorait ça. »

Et côté football ?

« Quand il était gamin, il jouait au Torino et on parlait déjà beaucoup de lui dans la ville. Mon père, Mamadou Bamba, avait favorisé son arrivée à la Juventus. A l’époque, il était en relation avec un entraîneur du centre de formation et s’occupait de repérer des jeunes joueurs étrangers de moins de 15 ans pour la Juve. C’est comme ça qu’il est allé voir la famille de Moise et qu’il a rejoint le rival du Torino. »

Afficher l’image source

Vous êtes vous-même passé par le centre de formation de la Juventus ?

« Oui j’y suis arrivé à 10 ans. Je pense être le premier joueur d’origine ivoirienne à avoir intégré le centre de formation. On peut dire que ça a commencé avec moi. Après Moise est arrivé. »

A la Juventus, Moise était-il un joueur prometteur ?

« Avec la Primavera (NDLR : l’équivalent des U19 en France), c’était déjà un phénomène, il marchait sur l’eau. Il était puissant et faisait des vraies différences. Par la suite, j’avais assisté à un entraînement quand il était monté chez les professionnels et c’était la même chose. Moise manifestait la même audace, il n’avait pas de craintes. »

On a l’impression que par la suite, il s’est un peu perdu. Comme s’il avait connu une crise de croissance

« A Everton, il y avait déjà un groupe en place avec des joueurs jeunes et installés comme Richarlison et d’autres. Il n’a pas eu sa chance mais il a su garder la tête froide. Le plus important pour lui c’était de trouver un club qui lui permette de continuer sa progression. Le Moise que je connais c’est celui de Paris, pas d’Everton. Au PSG, il reprend du plaisir. J’ai eu son frère qui l’aide beaucoup au quotidien, et je sais qu’il est bien en France. »

Afficher l’image source

Etes-vous toujours en contact avec Moise ?

« Oui je lui ai dit d’aller doucement face à nous car il marque quasiment à tous les matchs et Angers a besoin de points. Ensuite, je lui ai demandé de me réserver son maillot après le match. En italien tout ça, c’est plus naturel chez nous. »

Est-ce que cela vous inquiète de vous dire que vous allez peut-être vous retrouver face à lui ce samedi ?

« On est déjà inquiets quand on joue contre Paris… On n’a jamais gagné contre le PSG, c’est quand même le cador de la Ligue 1. Mais on va les affronter avec nos forces, nos possibilités et un grain d’espoir. »

Le PSG a déjà perdu 4 fois cette saison en Ligue 1, c’est ce qui vous laisse penser que vous avez une chance cette fois-ci ?

« Il faudra être efficace au bon moment, et les presser haut, car si on les laisse dans leur confort, c’est tout de suite plus facile pour eux. Les transitions offensives sont un de nos points forts, donc il faudra s’appuyer là-dessus. »