[Revue de Presse-Pros] Grégoire : « Nous ne sommes sensibles à aucune pression » (Sud Radio)

Publié le

Mercredi, le président du Paris Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi a mis la pression à la Mairie de Paris en menaçant d’un départ du club de la capitale du Parc des Princes sans un accord pour une vente à un prix raisonnable. Au micro de Sud Radio ce jeudi, le premier adjoint de la Mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a répondu au champion de France en titre.

« D’abord, nous avons de bonnes relations avec le PSG, le club de la ville. C’est un club historique et il a tout notre soutien sur le plan sportif. Il se trouve que le PSG a beaucoup d’ambition pour le club et que donc il souhaite mettre à niveau le Parc des Princes. Deux choses, le rénover parce qu’il est un peu ancien. Il avait fait l’objet d’une rénovation au début des années 2010, mais il a besoin d’être rénové plus lourdement. Et deuxièmement, l’idée c’est effectivement d’augmenter sa capacité car à 45 000, c’est 100% d’occupation à chaque fois, tout le monde veut y aller et donc c’est très chouette. Ils sont titulaires d’un bail, ils louent le Parc des Princes à la ville de Paris, qui en est propriétaire. C’est un bail de 30 ans. Mais il souhaiterait engager une phase d’investissement et ils disent – je peux comprendre leur logique d’actionnaire – : ‘nous, on injecte 500 ou 600 millions d’euros de travaux que si on est propriétaire' », a révélé l’élu, avant de poursuivre.

« Nous, ce n’est pas notre intention première de leur vendre le Parc des Princes. C’est le patrimoine de la ville, des Parisiens. Aujourd’hui, il y a des discussions qui sont engagées autour de la vente. On leur a dit, nous, avant même de savoir si on veut vendre, il faudrait s’entendre sur un prix. Il est très clair qu’aujourd’hui on n’est pas encore arrivé au bout de ces discussions. Il peut y avoir du chantage ? Je n’aime pas le mot chantage mais incontestablement, dans la tactique de négociations, ça peut s’apparenter à un coup de pression. Je ne crois pas que ce soit la bonne méthode. Nous ne sommes sensibles à aucune pression et je ne suis pas sûr que ce soit du goût des clubs de supporters… Le Paris Saint-Germain et le Parc des Princes, c’est une histoire très intiment liée. Imaginerait-on l’OM quitter le Vélodrome, Lens quitter Bollaert, non », a rappelé Grégoire. Un coup de pression inversé ?