[Revue de Presse-Pros] Kalimuendo : « Je suis Sang et Or » (L’Equipe)

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Prêté pour la deuxième saison consécutive à Lens, cette fois sans option d’achat, Arnaud Kalimuendo (19 ans, 7 matchs et 2 buts en L1 avec Lens cette saison) rêve toujours de s’imposer au Paris Saint-Germain. L’attaquant français espère convaincre les dirigeants parisiens avec ses prestations sous le maillot sang et or.

« Il n’y a que les performances, c’est tout, a résumé le Bleuet dans les colonnes de L’Equipe. Quand je fais un match avec Lens, je ne pense pas à ce qu’ils penseront à Paris, je pense d’abord à faire du bien à Lens. Mais je sais que je ne peux être que gagnant, surtout quand on est deuxièmes ici. »

Le buteur a expliqué les raisons de son départ du PSG : « Après le match à Reims (2-0, le 29 août), il y avait quasiment l’intégralité du groupe. Je suis sur le banc et je n’entre pas. Donc je me suis dit qu’il fallait que je parte de Paris pour continuer à jouer et à progresser. C’est vraiment le match de Reims qui a tout déclenché : je me suis dit que je n’allais pas jouer et qu’il fallait partir. Un jeune doit jouer et enchaîner les matches » a-t-il expliqué. 

Alors qu’il avait l’embarras du choix où de nombreux clubs étaient sur les rangs pour l’accueillir, le natif de Suresnes a expliqué avoir fait le choix du cœur : « Je ne parlais pas trop avec les dirigeants (de Lens), mais avec les joueurs, oui. J’avais gardé plein de contacts et j’avais regardé leurs premiers matches de Championnat. Quand je discutais avec eux, ils m’incitaient à revenir. Ça me confortait dans mon idée de savoir que, pour eux, j’avais toujours ma place ici. Après, Paris a été respectueux de ma décision. Ils ne m’ont mis aucune barrière et permis de réintégrer un club que j’aime sans forcément récupérer tout ce qu’ils auraient voulu. Je leur dois beaucoup. Ici (à Lens), je me sens bien. À Paris aussi je me sentais bien, mais ici c’est spécial. Je ne sais pas comment dire. Déjà, j’ai fait ma première vraie saison ici. J’aime le groupe, je me sens à l’aise, j’aime les gens, la mentalité, j’ai plein de potes… À Paris aussi j’en ai plein mais ici les liens sont plus forts. Il y a moins la barrière de la langue aussi. C’est plus francophone, ça aide. Paris, c’est un grand club, plus de langues, plus de diversité. À Paris, il faut parler anglais et espagnol » a-t-il lancé. 

L’occasion pour le Titi d’Or 2020 d’évoquer son refus de rejoindre le rival lillois, également intéressé par sa venue l’été dernier.

« Si j’étais parti chez l’ennemi, à Lille, je me serais trahi, j’aurais trahi ma famille, le club, les supporters et toutes les personnes qui m’ont donné tout cet amour ici. C’est une belle équipe Lille, bien sûr, ce n’est pas la question. Mais je suis sang et or », a lâché l’avant-centre.

Arnaud a tout de même constaté qu’un Titi pouvait très bien tirer son épingle du jeu à Paris. « Ce n’est pas impossible mais c’est l’un des meilleurs effectifs au monde. Combien il y en a comme ça ? Chacun a son histoire. Moi je l’écris avec Lens et elle est parfaite. Mais regardez Tanguy (Kouassi), il a réussi à jouer directement avec Paris quand il avait 17 ans. Donc c’est possible », a estimé le Lensois.