[Revue de Presse-Pros] Pochettino : « L’année prochaine, on pourra me juger » (Le Parisien)

Publié le

Le Paris Saint-Germain s’apprête à vivre une semaine décisive ! Dans quatre jours, le club de la capitale va croiser le fer face au Bayern Munich en quart de finale de la C1. Mais avant ce choc très attendu, les Parisiens affronteront leur dauphin, Lille, ce samedi dans le cadre de la 31ème journée de Ligue 1. A la veille de ce match charnière, Mauricio Pochettino s’est entretenu avec Le Parisien en revenant notamment sur ses premiers pas à la tête des Rouge & Bleu.

« Mon staff et moi-même restons toujours positifs, c’est notre façon d’être. Nous croyons beaucoup en la force du groupe. Il doit exister une force énergétique dans ce club qui permet au groupe de s’en sortir et d’être compétitif malgré les absences. Si ce n’est pas encore le cas, nous devons emmener les joueurs vers cela. […] Notre défi est surtout d’amener le PSG aux objectifs fixés. Chaque résultat sera vital jusqu’à la fin de saison. Mais le plus grand défi, c’est de donner au club le projet qu’il nous demande sur deux ans. La victoire compte mais il faut créer une structure solide sur laquelle on peut poser les fondations du succès futur. […] Il faut poser les bases d’un futur solide et tout changement demande un peu de temps. Le PSG est construit pour gagner. Nous devons analyser ce qui manque pour gagner la Ligue des champions et se rapprocher petit à petit de l’objectif. Le progrès doit être constant. Il faut qu’on ait la sensation d’être de plus en plus proche. […] Nous sommes arrivés au milieu d’un projet qui n’est pas le nôtre. Nous sommes là pour optimiser et nous adapter à la réalité que le club vivait. C’est différent d’arriver comme Thomas Tuchel ou Unai Emery en début de saison, avec la possibilité d’établir une stratégie d’avant-saison, de pouvoir changer des choses, de décider des joueurs qui arrivent, qui partent… A partir de ce moment, l’année prochaine, on pourra me juger. Je l’ai dit, quand nous avons gagné le Trophée des champions, c’était grâce à Tuchel. Cette finale est à mon palmarès, mais elle est aussi pour lui et, bien sûr, pour les joueurs. […] Au PSG, on doit gagner. Mais ma satisfaction est de créer quelque chose, de laisser un héritage, de pouvoir se dire que, demain, quand nous partirons, le club fonctionne peu importe le staff ou les joueurs. […] On ne peut pas juger un coach qui arrive au milieu de saison, dans un sens comme dans l’autre. On ne mérite pas tant de compliments après une grosse victoire, ni tant de critiques après une défaite. »