[Revue de Presse-Pros] Presnel Kimpembe : « Je ne connais pas du tout Marseille, et je n’y mettrai jamais les pieds » (Le Parisien)

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Dans un entretien au Parisien, Presnel Kimpembe lance le Classique en même temps qu’il revient sur son après-Mondial, sa préparation et certaines complications familiales. Morceaux choisis.

Le Classique et Marseille

«Ce match a une saveur particulière, c’est comme un match de Ligue des champions, avec une atmosphère différente pour les joueurs comme les supporters. Quand on était jeune, on donnait la main aux joueurs, on était ramasseurs de balle. J’étais vraiment dans le vif du sujet. Voir un classico comme ça, quand tu as 8 ans, c’est un truc de fou, surtout avec les ambiances qu’il y avait avant. Tu regardes le match, tu es choqué. Il y a vraiment une ambiance de malade. Parfois, en tant que ramasseur, j’étais en train de rêver au lieu de lancer la balle, tellement je regardais les joueurs. Ils me disaient : Jette ! Jette ! Mon meilleur souvenir, c’est le but de Pauleta sur Barthez, quand il s’excentre et qu’il la met petit filet. Je ne connais pas du tout Marseille, et je n’y mettrai jamais les pieds. Cela ne m’intéresse pas du tout et ça ne m’intéressera jamais. Je ne connais que Paris, moi. »

L’après Coupe du monde

«Ça a été dur. Dur un peu pour tout le monde. C’est comme ça. Je ne vais pas dire que je veux l’oublier, ça reste dans un coin de ma tête. Mais ça va m’aider à avancer au fil des années et ne pas reproduire les mêmes erreurs. C’est une bonne leçon. Quand on gagne ce titre, on est sur le toit du monde, il faut savoir le gérer au quotidien entre la vie extérieure et le sportif.»

Lire : L’entretien en intégralité sur le site du Parisien

Sa préparation estivale

«J’ai effectué une préparation complètement différente de celles que je faisais auparavant. J’ai beaucoup bossé, je suis parti en vacances après les autres et je suis rentré avant eux au Camp des Loges. Quand je suis parti en Grèce, j’ai travaillé avec une championne de triple saut. Vu que je sortais d’une pubalgie, je savais que ce serait bon pour mes jambes. Et en effet, j’ai pu effectuer un gros travail foncier au niveau des cuisses.»

Son fils

«Il est né à la fin du 5e mois de grossesse. C’était compliqué, surtout pour sa mère. Elle était obligée d’aller à l’hôpital tous les jours pour donner son lait, faire des exercices de peau à peau pour que le bébé sente que sa maman était là. Après, pour moi aussi ça a été compliqué. J’y allais la nuit pour me cacher, pour être un peu tranquille, pour ne pas qu’on m’embête ou qu’on me demande des photos. […] Tu n’es jamais sûr à 100% qu’il va survivre quand il a des problèmes de poumons, de respiration. Parfois, il montait d’un étage, puis il fallait qu’il change de service, parce qu’il était tombé malade. Des problèmes comme ça sont difficiles à vivre, mais ça forge aussi le caractère. C’est ma vie privée, je n’aime pas trop m’éparpiller. Avant, je ne savais pas si ça allait bien se passer. Maintenant, je sais qu’il est en bonne santé, tout va bien, donc j’arrive à m’exprimer là-dessus. »