[Revue de Presse-Pros] Sagnol : « Le Bayern n’a pas de points faibles. Le PSG doit donc jouer sur ses points forts » (Le Parisien)

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Il a passé huit saisons au Bayern Munich au début des années 2000 avant de l’entraîner comme adjoint ou intérimaire en 2017. Nouveau sélectionneur de la Géorgie, Willy Sagnol a décrypté pour Le Parisien les clés de l’affrontement entre le Bayern et le PSG.

1. Profiter de l’absence de Lewandowski

« Sans Lewandowski en face, le PSG a toutes ses chances car le Bayern n’est plus du tout la même équipe. On l’a vu contre Leipzig (victoire 1-0 de Munich) samedi : l’équipe peine à trouver des solutions offensives, à finir ses actions. Dans ces cas-là, on essaie d’aller plus vite, d’en faire un peu plus mais pas dans le bon sens : on cherche à forcer, à faire le geste en plus, la touche de trop. Le PSG peut profiter de ce côté brouillon sans l’attaquant polonais. »

2. Bousculer les Allemands

« Le Bayern est moins serein cette saison. Défensivement, l’équipe est moins solide que la saison dernière. Ce n’est pas que leur défense est moins forte mais elle s’exprime avec moins d’aisance, moins de puissance. L’adversaire a plus le ballon cette saison en général. Le fait de ne pas avoir remplacé Thiago Alcantara par un joueur du même profil est une erreur. Il transformait le jeu. »

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3. Beaucoup courir au milieu

« Le Bayern n’a pas de points faibles. Le PSG doit donc jouer sur ses points forts, en lui laissant un peu plus que d’habitude le ballon et en ayant un plan de jeu clairement défini, à savoir jouer sur les transitions. Paris a toujours la même problématique avec ses joueurs offensifs qui ne travaillent pas assez défensivement. Pour moi, il n’est pas utile d’aligner Neymar, Mbappé et Di Maria ensemble. Avec Kean, Paris est beaucoup plus équilibré. Au milieu, je mettrais Gueye, Danilo et Herrera. Le Bayern aime faire circuler le ballon. Il faut donc beaucoup courir au milieu et aller le récupérer dans les pieds adverses. Herrera et Gueye peuvent le faire. Il faut de la projection à la récupération du ballon et Kean peut être super important dans ce domaine. »

4. Etre collectif… comme le Bayern

« Kimmich a un rôle primordial. Quand il est bon, le Bayern est bon. Mais il n’y a pas que lui. En France, on a trop tendance à réduire une équipe à ses individualités. Le Bayern ne se pose jamais la question. C’est l’équipe qui est forte. Les Allemands raisonnent comme ça. La finale de 2020, les Allemands l’ont gagnée avant. D’un côté, ils disaient : Nous voulons marquer l’histoire du club et de l’autre : Je veux marquer l’histoire du PSG. La différence est là, entre un projet d’équipe et un projet porté par des individualités. Mais le PSG a montré qu’il pouvait faire corps, travailler ensemble et, dans ce cas-là, je ne suis pas sûr que le Bayern soit supérieur. »

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5. Neymar doit lâcher vite le ballon

« Neymar peut jouer dans le registre de Verratti mais il lui faudra une utilisation beaucoup plus rapide du ballon. Il doit le transmettre plus vite. A 50 m du but de Neuer, s’il fait six touches de balle, c’est fini, même avec un joli dribble. Le Bayern aura eu le temps de se replacer. Les deux ou trois situations que le PSG a eues en finale du Final 8, ce sont des attaques rapides, sur ou deux touches maximum. Il faut insister là-dessus. »