[Revue de Presse-Pros] Veaudor : « Kylian Mbappé a déjà fait le premier pas » (Ouest-France)

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Quatre décennies qu’il promène son art de la gestuelle crânienne et sa bonhomie souriante autour des terrains de France, de Navarre et du reste du monde. Jean-Michel Veaudor (67 ans) a le regard doux et franc à la fois, la voix feutrée qui enveloppe et le verbe précis. Son attachement à la Sarthe qu’il a hérité de ses parents ne s’est jamais démenti.

Depuis ses débuts en 1978 en tant que kinésithérapeute puis ostéopathe, « même si j’ai réalisé mon premier strapping (technique de bandage utilisée pour maintenir ou consolider des articulations ou des muscles fragilisés), sur Alain Gilles en 1975 (joueur emblématique du basket français de 1960 à 1985) alors que Villeurbanne affrontait le SC Moderne​ », il a le plus souvent pratiqué au Mans.

La confiance que vient de lui accorder le Paris SG de Nasser al-Khelaïfi est la résultante des compétences accumulées à travers les innombrables interventions réalisées sur les sportifs de haut niveau.

« Dans le futur centre d’entraînement et de formation du Paris SG à Poissy (opérationnel en juin 2023), une clinique du sport et un centre d’évaluation médicale et de soins sont prévus. Lorsqu’il a été question de monter ce projet, explique Jean-Michel Veaudor au journal Ouest-France, ​le docteur Hakim Chalibi pilote de ce concentré de pratiques médicales​ » qu’il avait rencontré lors de son passage au PSG omnisports dans les années 90, « m’a sollicité afin que l’on rétablisse un cadre méthodologique de traitement à partir d’un protocole médico-ostéo construit. » D’où ce titre de consultant référent ostéopathe.

« Dans la pratique, je vais pour l’instant une fois par semaine au Camp des Loges et si un joueur à un gros pépin, je suis forcément prêt à répondre aux urgences ».​ Reste toutefois à convaincre les stars du Paris SG du bien-fondé de cette initiative. « Maintenant, que cette cellule est en place, il faut effectivement que les joueurs acceptent d’y adhérer. Kylian Mbappé a déjà fait le premier pas. Sachant qu’une bonne moitié de l’effectif professionnel fonctionne avec sa propre structure faite de différents intervenants, cela va demander un peu de temps.« 

📷 Le Maine-Libre