[News-Anciens] Claudio Gomes s'est confié à Onze Mondial

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Alors que nous en parlions ce vendredi matin, Onze Mondial est allé à la rencontre de la jeune pépite de Manchester City, Claudio Gomes, dans le cadre de sa rubrique « Turfu ». Un entretien à retrouver en intégralité dans le numéro 321 du magazine disponible depuis le 31 octobre 2018. Extraits.

PREFORMATION

« En fait, il ne faut pas montrer tes faiblesses aux gens, c’est tout. Que ce soit en préformation ou maintenant avez les pros. En préfo, il ne fallait pas montrer tes faiblesses, il fallait montrer ta force parce que c’est la loi du plus fort, le meilleur joue. Donc tu veux montrer que tu es le meilleur, que tu es présent, que tu ne lâcheras rien et que tu es costaud. C’était comme ça en préfo et c’est toujours comme ça maintenant. Et ça ne changera pas. »

FORMATION

« Je retiens tous les bons souvenirs que j’ai pu avoir. De mon tout premier tournoi avec le PSG jusque mon dernier match. Je retiendrai toujours ce passage au PSG parce que j’ai appris des choses, ça m’a forgé. Je remercierai le PSG toute ma vie pour ce qu’ils ont pu m’apporter. C’était un plaisir de jouer sous les couleurs parisiennes. »

Style de jeu

DEPART DU PSG

« On avait déjà vu certains cas similaires. Comme Dan (Dan-Axel Zagadou) ou Fodé Ballo-Touré qui est à Lille maintenant. Ces deux joueurs ne jouaient plus parce qu’ils avaient refusé de signer un contrat pro. Quand on n’est pas dans cette situation, on ne comprend pas forcément. Par exemple, quand je voyais Dan dans cette situation, je me disais : « Mais pourquoi il ne signe pas ? Il est bloqué maintenant ». En fait, c’est quand on se retrouve dans la même situation qu’on comprend vraiment. Dan est quelqu’un de fort. C’était difficile pour lui, mais il ne le montrait pas. À l’entraînement, il se donnait tout le temps à fond même s’il savait qu’il allait rentrer chez lui le week- end. Malgré ça, il s’entraînait comme un dingue, il allait à la salle tout seul, il faisait tout ce qu’il avait à faire. Cet exemple m’a servi. Je pense que j’ai su gérer ça même si par moments, c’était très compliqué. Le plus compliqué, c’était le samedi lorsque les matchs se disputaient le dimanche. Quand le coach annonçait le groupe et disait devant les autres : « Tout le monde est convoqué sauf Claudio ». Le « sauf Claudio » me piquait (sourire). Mais je savais que ce n’était pas la volonté du coach, je savais que parfois, ça le mettait mal à l’aise. Mais il n’avait pas à être mal à l’aise parce que je savais que ce n’était pas de sa faute, qu’il avait simplement des directives à suivre. Quand on est employé d’une entreprise, c’est tout à fait normal de respecter les règles imposées. »

[…]

« Je n’ai eu aucune rancœur envers personne. Quelqu’un était proche de moi : Luis Fernandez. Il prenait des nouvelles de tout le monde, tous les petits du centre étaient ses enfants. Lui-même le disait quand il venait dans la salle de kiné. C’était le deuxième papa de tout le monde. Il n’avait pas de préférence, il ne faisait pas de différence. Que ce soit avec un joueur de la CFA ou un petit, il traitait tout le monde de la même manière. Personnellement, il me prenait souvent dans son bureau, à part, pour prendre des nouvelles. Il me disait : « Je sais que ça va être compliqué, mais tu as pris ta décision, il faut l’assumer ». Et moi, je lui répondais que j’étais prêt à assumer ce choix et que ça faisait partie de la vie, que ça allait me forger. »

PEP GUARDIOLA

« Le coach est une personne qui veut sortir le meilleur de chaque joueur. Et c’est ce qui fait sa force, qui en fait le meilleur entraîneur du monde. Il est toujours derrière ses joueurs, il les pousse à donner plus et à exprimer la plénitude de leurs qualités. Pour un club avec de telles ambitions, avoir un coach de cette dimension prouve qu’il y a tout pour réussir.Vraiment tout. Il travaille énormément, énormément, énormément. Et quand tu vois ton coach travailler énormément, dans ta tête, tu te dis : « Moi aussi, je dois travailler énormément ». C’est comme ça. »