[Revue de Presse-Pros] Kévin Rimane : "Je vis les meilleurs moments de ma carrière !"

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Le capitaine de la réserve du PSG, Kévin Rimane, a vécu un été pas comme les autres. Titulaire lors des trois derniers matches amicaux de l’équipe première et lors du trophée des champions remporté face à Monaco (4-0), il s’est retrouvé dans la lumière comme jamais il ne l’avait connu aupravant. De retour au PSG en 2014 après trois saisons avec Boulogne-sur-Mer (une en L2, puis deux en National), le défenseur axial (27 ans) s’est entretenu auprès du journal Le Parisien avant le déplacement en Corse pour y affronter l’AS Furiani Agliani (4e journée/N2).

Ce n’est pas trop dur de jouer contre Furiani Agliani ce samedi après-midi en N2 après avoir affronté Arsenal ou le Bayern Munich il y a un peu plus d’un mois ?

« Je suis pro, donc je m’adapte. Même si je m’entraîne avec l’équipe fanion, je reste un joueur de N2. J’ai réussi à taper dans l’oeil du coach grâce à de très bonnes performances lors des matchs et des entraînements. J’espère que cela va continuer. Aujourd’hui, je vis les meilleurs moments de ma carrière. »

La préparation estivale avec l’équipe fanion n’a pas été trop difficile ?

« C’est plus intense mais je m’étais concocté un programme pendant les vacances. Tous les jours, je travaillais physiquement avec ma fiancée. Au programme : cardio, footing et boxe. Je voulais absolument arriver au top afin d’éviter d’avoir des pépins physiques. »

Quels souvenirs gardez-vous de cette préparation ?

« Avoir affronté de grandes équipes comme le Bayern Munich, l’Atlético de Madrid ou Arsenal mais « le Graal reste cette victoire 4-0 dans le trophée des champions contre Monaco. »

C’était facile de jouer aux côté de Thiago Silva ?

« J’ai vécu un moment exceptionnel ! « Il m’a beaucoup apporté tout au long du match. On a su se mettre au niveau, aussi bien les jeunes que les plus anciens, en réalisant une grosse performance collective. »

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Vous avez assisté aux premières loges au « bizutage de Thomas Tuchel après le match face à Monaco…

« Le coach nous avait promis qu’il chanterait dans les vestiaires si on gagnait cette rencontre. Lors de sa conférence d’après-match, certains joueurs l’ont rejoint et lui ont demandé de chanter sur place et il l’a fait très gentiment. C’était juste incroyable ! »

Tuchel a donné sa chance à de nombreux jeunes durant la préparation (N’Soki, Weah, Bernede…)…

« Ce qu’ils ont montré est impressionnant. J’espère qu’ils vont continuer à bosser dur et, pourquoi pas ?, toquer à la porte des grands. »

A titre personnel, que vous a dit Thomas Tuchel ?

« Il était surpris de mon niveau et de mes qualités. Il se demandait pourquoi j’en étais là à 27 ans. C’est quelqu’un à l’écoute, avec qui on peut discuter et échanger. Il m’a beaucoup conseillé et aujourd’hui cela porte ses fruits. »

Pourquoi vous jouez toujours en National 2 à 27 ans ?

« Moi-même je n’ai pas d’explication. Ma carrière est un peu bizarre mais je ne regrette rien ! Les blessures (NDLR. A une cheville en 2011 et à un genou en 2014) m’ont ralenti dans mon cursus. Je ne vous cache pas que c’est dur à accepter. S’il y a des opportunités, je suis prêt à prendre le risque de rejoindre un autre club. »

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Dans votre palmarès, vous êtes double champion de France (2016 et 2018) pour avoir disputé un match dans la saison…

« Oui et j’en suis fier. J’avais participé aux entraînements de fin de saison puis disputé une rencontre donc j’ai apporté ma pierre à l’édifice. »

Comment se passe votre rôle de chaperon auprès des jeunes de la réserve ?

« Les jeunes sont à l’écoute et attentifs. Il leur arrive d’avoir parfois des absences mais je suis là pour jouer un rôle de grand frère et leur rappeler que le foot est un métier très difficile. »

Propos recueillis par ARNAUD DETOUT