[Revue de Presse-Pros] Ruiz-Atil, Fadiga… les jeunes, un recours utilisé avec parcimonie par Tuchel (Le Parisien)

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Pendant que les cadres du groupe traînent des crampons lestés par un calendrier surchargé et pas mal de blessures, les jeunes, dont les championnats respectifs sont interrompus, rêvent de leur prêter main-forte. Kays Ruiz-Atil, Bandiougou Fadiga, Timothée Pembélé et un peu plus loin derrière eux Xavi Simons, les joueurs issus du centre de formation, offrent une option peu utilisée jusqu’ici par Thomas Tuchel pour faire face à l’accumulation de la fatigue.

Cette saison, malgré la possibilité d’élargir le groupe et d’effectuer cinq remplacements, seuls Ruiz-Atil et Bandiougou Fadiga ont bénéficié de temps de jeu, avec un total de 125 minutes à eux deux dont une titularisation pour le premier. Des données qui n’incluent pas Mitchel Bakker, 20 ans, recruté à l’Ajax à l’été 2019. Les prétendants actuels ont entre 17 et 19 ans et n’avaient jamais connu le groupe pro avant cette saison, ce qui ne facilite pas une utilisation plus massive.

« S’il y a des occasions, les jeunes doivent les saisir, indique Thomas Tuchel. Les critères sont très faciles. La qualité. Et plus important encore que la qualité : la mentalité. Est-ce qu’ils ont ça ( NDLR : il serre les poings et pousse un grognement )? Est-ce qu’ils veulent vraiment, vraiment, ou attendent que l’occasion arrive? C’est ce qui fait la différence. » Le manager allemand ne souhaite donc pas accorder de passe-droit particulier dans la période actuelle. Arnaud Kalimuendo, jugé trop tendre et désireux d’avoir du temps de jeu, a été prêté à Lens. Les départs de Kouassi et Aouchiche, en plus de ceux plus anciens de Zagadou par exemple, ont privé le PSG de joueurs qui auraient pu s’installer plus fortement dans la rotation.

PSG : Ruiz-Atil, Fadiga… les jeunes, un recours utilisé avec parcimonie par Tuchel

Mais pour l’instant, le moral est bon chez les espoirs. « On progresse plus à l’entraînement avec Rafinha et Verratti qu’avec les U 19 », souligne un proche de l’un d’entre eux. « Tuchel parle avec les jeunes et son adjoint (Zsolt Löw) aussi. Les joueurs sont accueillants et on sent vraiment une très bonne ambiance dans le groupe, complète un intime d’une autre pépite. Il faut prendre ce qu’il y a à prendre. J’espère que le coach va leur donner de la place, surtout qu’avec la suppression de la Coupe de la Ligue, on avait peur que les occasions soient rares. »

« Nous avons de grandes attentes vis-à-vis d’eux »

Depuis sa prise de fonction, l’entraîneur du PSG nourrit un certain contraste. Il appelle beaucoup de jeunes, avec 23 éléments différents du centre de formation convoqués en à peine deux ans et demi, dont 14 sont au moins entrés en jeu. A eux tous, ces joueurs ne cumulent que 89 titularisations en 114 matchs officiels dirigés par Tuchel. Aucun des Titis n’est jusqu’ici parvenu à suivre les pas de Kimpembe ou Rabiot en devenant un membre de l’équipe-type. Colin Dagba, avec 26 matchs débutés, est celui qui s’est le mieux implanté sous l’ère du technicien allemand.

Parfois critique avec la mentalité des jeunes Parisiens à son arrivée, le coach insiste une nouvelle fois sur l’attitude : « Il y a toujours des occasions, mais un joueur ne peut pas attendre, ce ne sera jamais suffisant. Il faut combattre, combattre et combattre pour chaque minute dans un club et une équipe comme ça. Nous avons de grandes attentes vis-à-vis d’eux. Ils ont l’occasion de se montrer, parce qu’ils s’entraînent presque tous les jours seulement ensemble, car tous les autres jouent des matchs, sont en récupération et ne s’entraînent pas. » Et le manager conclut sur une touche d’encouragement pour ses bizuts : « La situation n’est pas facile mais ils doivent s’adapter. Et dès qu’ils en ont l’occasion, les jeunes doivent se montrer. »