[16F-CDF] PSG – RC Strasbourg 2-0 (1-0) « Ca passe sans trembler ou presque… »

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Menés dès la 3e minute sur un but de Cavani ce soir au Parc des Princes, les Strasbourgeois sont longtemps restés dans le coup face à des Parisiens qui ont assuré leur qualification pour les 8es de finale de la Coupe de France grâce à une 2e réalisation signée Angel Di Maria à la 80e (2-0).

Ce n’était pas l’objectif prioritaire de la saison. Ça ne l’est plus depuis ce soir. Sans surprise, les Strasbourgeois, qui restaient tout de même sur six victoires toutes compétitions confondues, ont été éliminés au Parc des Princes en 16es de finale de la Coupe de France par un PSG qui a maîtrisé les débats de bout en bout, mais est longtemps resté sous la menace d’une égalisation.

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Les hommes de Thierry Laurey s’attendaient à souffrir en cette fraîche soirée parisienne. Ils n’ont pas été ni surpris, ni déçus. Car dès la 1re minute, le ton et le tempo avaient été donnés par les Parisiens. Il s’en était fallu de quelques centimètres qu’Edinson Cavani reprenne un centre au cordeau du latéral gauche espagnol Juan Bernat. Mais pour l’avant-centre uruguayen, un peu court sur cette première occasion, c’était une simple mise en jambes, un moyen de répéter ses gammes avant son ouverture du score à la 3e.

Sur une déviation astucieuse d’Eric Choupo Moting, le meilleur buteur de l’histoire du PSG trompait Matz Sels d’un imparable intérieur du pied droit. Mais c’était là la seule fois, durant cette première mi-temps, où le gardien belge allait être pris en défaut, même si ce but de Cavani ne lui était en aucune façon imputable.

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Sur un coup franc de Neymar dans sa lucarne (29e), une tête à bout portant de Cavani (39e) et un nouveau tir de Neymar (45e), le portier alsacien réussissait en effet trois parades de haut vol. Sur la dernière, il avait même un brin de réussite, puisque la reprise de Di Maria, qui avait suivi, se fracassait sur la base de son poteau gauche.

Et encore ne s’attarde-t-on pas ici sur les reprises non cadrées de Di Maria, pourtant idéalement placé sur sa frappe instantanée du gauche à l’entrée de la surface de réparation (12e), et de Neymar encore, seul à 3 mètres du but, mais gêné par Aaneba, sur un centre de l’Argentin (34e).

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On l’aura compris : le Racing n’a guère eu le loisir de s’exprimer. Mais à l’image d’Ismaïl Aaneba, accroché aux basques de Neymar, il s’est battu comme un lion, sans toutefois menacer Alphonse Areola. La meilleure occasion, signée Grandsir d’une volée du droit trop croisée, n’était pas cadrée (37e), au contraire de la frappe enroulée du gauche de Da Costa, pas assez appuyée cependant pour inquiéter le champion du monde (14e).

A la pause, le Racing est donc, malgré l’écrasante domination parisienne, toujours en course pour la qualification en 8es. C’est déjà – presque – une victoire. Il le doit à Matz Sels. Il va le lui devoir un peu plus d’entrée de 2e période lorsque Choupo Moting, servi dans la profondeur par Draxler, vient à son tour buter sur le mur belge qui, du pied, repousse le tir sans angle de l’avant-centre parisien (55e).

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Les minutes filent. Paradoxalement, elles jouent davantage en faveur de Strasbourgeois menés sur le plus petit des scores que de Parisiens pas à l’abri d’un retour de leurs visiteurs du soir. D’autant que Neymar, secoué par Zemzemi et touché au pied, doit céder sa place à l’heure de jeu.

Mais cette fois, les hommes de Thomas Tuchel ne vont pas connaître la même désillusion que quinze jours plus tôt en quarts de finale de la Coupe de la Ligue contre Guingamp. Alors qu’ils menaient pareillement 1-0 au Parc, ils s’étaient fait surprendre dans les dernières minutes par la lanterne rouge de la Ligue 1 (1-2).

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Alphonse Areola n’aura quasiment rien à faire durant ce 2e acte, sinon détourner au pied de son poteau droit un tir vicieux de Gonçalves (79e). Au contraire, Angel Di Maria mettra un terme définitif au suspense d’une volée du gauche au 2e poteau à la réception d’un centre de Draxler côté droit. Fusillé à bout portant, Sels s’incline pour la 2e fois.

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Le PSG reste ainsi en course pour conserver une Coupe de France qu’il détient depuis quatre ans. Le Racing, lui, quitte la compétition sans avoir à rougir de sa prestation. La marche était un peu haute.

 PSG – RC STRASBOURG 2-0 (1-0)

Parc des Princes – 16e de finale – Coupe de France

Arbitre : M. Hamel

Buts : Cavani (4’) Di Maria (80’)

Avertissements : Cavani (48′) Kehrer (86′) ; Aaneba (27’)

PSG :  Areola – Kehrer, Marquinhos, Thiago Silva, Bernat – Dani Alves, Draxler, Di Maria (Nkunku 86′) – Neymar (Diaby 62′), Cavani, Choupo-Moting (Jesé, 90+1′). Coach : T. Tuchel Non-utilisés : Buffon, N’Soki, Dagba et Meunier.

RC Strasbourg Alsace : Sels – Aaneba, Martinez, Ndour, Carole (Lala, 46′) – Lienard, Gonçalves, Zemzemi – Gandsir, Mothiba (Zohi, 66′), Da Costa (Karamoko, 81′). Coach : T. Laurey. Non-utilisés : Kawashima, Caci, Valentin et Fofana.

Notes dans la presse

Alphonse Areola (T90′)

Le Parisien (6) : Une prise de balle facile à réaliser sur une frappe de Da Costa (14e) et une claquette beaucoup plus difficile sur une tentative de Goncalves (79e). Il s’en est très bien sorti.

L’Equipe (6)Maxifoot (6)Foot365 (5)